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Syrie

La Syrie signe un accord de prospection gazière et pétrolière avec la Russie

Le conflit syrien a réduit de 90% la production pétrolière du pays.
Le conflit syrien a réduit de 90% la production pétrolière du pays. REUTERS/Bassam Khabieh

La Syrie a signé ce mercredi 25 décembre avec la Russie son premier accord de prospection pétrolière et gazière dans ses eaux territoriales. L'accord porte sur une durée de 25 ans. Frappée par les sanctions internationales, la Syrie a vu sa production de pétrole chuter de 90 % depuis le début du conflit. Mais les eaux méditérranéennes du pays n'ont jamais été explorées.

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Damas et l'entreprise russe Soyuzneftegaz ont signé mercredi 25 décembre un accord de prospection pétrolière et gazière dans les eaux territoriales de la Syrie. Valable pour une durée de 25 ans, il est financé par la Russie. « Il s'agit du premier accord jamais signé portant sur une exploration de gaz et de pétrole dans les eaux syriennes », a expliqué le directeur général de la Compagnie générale syrienne du pétrole, Ali Abbas.

Symbole du soutien russe à Damas

L'accord de prospection porte sur une zone de 2190 km². Le ministre syrien du Pétrole, Sleimane Abbas, évalue son montant - financé par la Russie - à 100 millions de dollars.

Un accord qui est avant tout politique, estime Francis Perrin, directeur de la revue Pétrole et gaz arabes. Il consiste pour Damas et Moscou à montrer « qu'au moment où de nombreux pays sanctionnent le régime de Bachar el-Assad, la Syrie n'est pas complétement isolée et que la Russie continue fermement à soutenir le régime syrien », analyse-t-il.

Emergence d'une Méditerrannée orientale du gaz

Le directeur général de la Compagnie générale syrienne du pétrole, Ali Abbas (d.), et l'ambassadeur russe en Syrie, Azmullah Kulmohamedov, ce mercredi 25 décembre à Damas.
Le directeur général de la Compagnie générale syrienne du pétrole, Ali Abbas (d.), et l'ambassadeur russe en Syrie, Azmullah Kulmohamedov, ce mercredi 25 décembre à Damas. REUTERS/SANA

Mais « la dimension pétrolière et gazière ne doit pas être négligée », poursuit le spécialiste. Soyouzneftegaz et la Russie chercheraient par le biais de cet accord à tirer tout le parti possible des ressources énergétiques de la Méditerrannée orientale.

« On sait qu'il y a eu plusieurs découvertes de gaz par Israël en mer, qu'il y a eu une découverte de gaz au large de Chypre, que le Liban va lancer un appel d'offres pour l'exploration en janvier 2014. La Syrie veut montrer qu'elle ne reste pas à l'écart de ce mouvement qui est l'émergence d'une nouvelle région gazière : la Méditerrannée orientale », décrypte Francis Perrin.

Damas chercherait ainsi à rassurer les investisseurs internationaux, dans le domaine énergétique, en affichant son partenariat avec un grand groupe russe. Un moyen pour la Syrie de trouver un rôle régional dans l'émergence de ce nouveau pôle gazier et pétrolier.

Producteur de pétrole, la Syrie a vu sa production chuter de 90 % depuis le début du conflit en 2011. Elle était passée rapidement, dès les premiers mois, de 380 000 barils par jour à 39 000, selon des chiffres publiés par Damas.

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