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Irak / EIIL

Irak: l'armée affirme avoir «repris l'initiative» face à l’EIIL

Tribus et forces de sécurité irakiennes se sont déployées autour de Diyala, le 14 juin 2014.
Tribus et forces de sécurité irakiennes se sont déployées autour de Diyala, le 14 juin 2014. REUTERS/Stringer

Après une déroute de plusieurs jours, les forces de sécurité irakiennes affirment, dimanche 15 juin,  avoir « repris l'initiative » face aux combattants de l'EIIL (Etat islamique en Irak et au Levant). Reprendre l'initiative en contrôlant de nouveau plusieurs localités et en éliminant des combattants : près de 300 auraient été tués depuis samedi. L'Iran s'est dit hostile à « toute intervention militaire étrangère en Irak » au lendemain du déploiement dans le Golfe d'un porte-avion américain.

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L'avancée de l'EIIL en direction de Bagdad connaît un ralentissement depuis samedi, depuis que l'armée a repris plusieurs localités au nord de la capitale et éloigné au moins pour un temps la menace sur Bagdad.

Les combats font rage désormais dans la région de Diyala, au nord-est de la capitale, une région où l'armée peut compter sur des civils chiites qui se sont portés volontaires pour se battre. A Diyala, un centre de recrutement de civils a d'ailleurs été attaqué faisant plusieurs morts ce dimanche.

Des photos de soldats irakiens exécutés

La tournure confessionnelle du conflit se précise. Des photos difficiles à authentifier circulent dans les médias jihadistes. Elles montreraient des exécutions sommaires de soldats irakiens sur la base de leur appartenance chiite, et cela dans les zones prises par l'EIIL, à Tikrit et à Mossoul.

La grande contre-offensive de l'armée, censée être lancée depuis Samarra au nord pour reprendre Tikrit et Mossoul n'a pas encore eu lieu. Mais l'aviation a tué plusieurs rebelles au nord de Mossoul, près de Tal Afar. Cette ville, toute au nord, échappe encore aux insurgés, mais elle se trouve sur une route stratégique reliant Mossoul au nord de la Syrie, où les rebelles de l'EIIL prospèrent.

Téhéran hostile à une intervention étrangère

Après des propos légèrement ambigus samedi, l'Iran précise aujourd’hui être hostile « à toute intervention militaire étrangère en Irak ». Une déclaration du porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Téhéran, comme Washington d'ailleurs, s'est dit prêt à aider Bagdad pour lutter contre l'offensive jihadiste en cours, mais sans intervenir au sol.

A (RE) LIRE : Irak: les Etats-Unis déploient un porte-avions dans le golfe Persique

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