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SYRIE

Les Kurdes de Syrie résistent à l'EI et lancent un appel à la Turquie

Les Forces de défense populaire kurdes ou YPG paradent dans l'enclave kurde d'Afrin, au nord d'Alep, le 14 août 2014.
Les Forces de défense populaire kurdes ou YPG paradent dans l'enclave kurde d'Afrin, au nord d'Alep, le 14 août 2014. REUTERS/Boushkin Mohammed Ali

Au nord de la Syrie, coincée le long de la frontière turque, l’enclave kurde de Kobane subit actuellement, pour la quatrième journée consécutive, l’attaque des jihadistes de l'organisation Etat islamique, nombreux et lourdement armés. 16 villages ont été pris par le groupe islamiste, poussant leurs habitants à la fuite. Certains auraient même été sommairement exécutés. Les responsables du canton lancent un appel au secours.

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Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

C’est depuis le début de l’été, la troisième attaque du groupe islamiste contre le canton de Kobane, qui compte environ un million d’habitants, déplacés compris, mais, de l’avis général, c'est de loin la plus violente. Quelque 3 000 hommes équipés de tanks et de mortiers puissants à longue portée, avancent vers le chef-lieu du canton et ses 400 000 habitants depuis trois directions : l'ouest, le sud et l'est, alors que la ville s’appuie au nord sur la frontière turque, hermétiquement fermée. Ce qui désespère le responsable du principal parti kurde local, le PYD : « Nous n’avons d’autre choix que de résister avec nos propres moyens, explique Salih Müslim. La population ne peut ni fuir, ni recevoir de l’aide. »

Au quatrième jour de cet assaut, les tirs d’obus ont repris tôt ce jeudi matin et plusieurs projectiles ont atterri dans le centre-ville, rapporte un journaliste sur place. Jusque-là, les Forces de défense populaire, ou YPG, ont plutôt bien résisté, en détruisant trois tanks et faisant environ 70 morts dans les rangs de l’Etat islamique, et en ne perdant que sept combattants.

Mais plusieurs villages sévèrement endommagés et vidés de leur population ont connu des exécutions sommaires - au moins trois, selon des sources locales - qui craignent des massacres à grande échelle comme ceux perpétrés contre les Yézidis du Sindjar. Et Salih Müslim de lancer un appel à la Turquie et à la communauté internationale pour l’ouverture de la frontière afin d’évacuer les civils et permettre l’arrivée de combattants kurdes en renfort.

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