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Turquie

Turquie: les Kurdes de Syrie séparés de leur famille

A la frontière entre la Turquie et la Syrie, dans la province de Sanliurfa, où attendent des réfugiés kurdes, chassés de Syrie par l'avancée des troupes jihadistes de l'organisation EI.
A la frontière entre la Turquie et la Syrie, dans la province de Sanliurfa, où attendent des réfugiés kurdes, chassés de Syrie par l'avancée des troupes jihadistes de l'organisation EI. AFP/Bulent Kilic

Depuis ce matin, le rythme des arrivées semble s’être ralenti au principal point d’entrée des réfugiés kurdes syriens, face à la grande ville syrienne de Kobane. Des familles attendent malgré tout en divers autres points de passage le long de la frontière avec la Turquie, ouverts auparavant, mais bizarrement fermés lundi à la mi-journée, «pour une meilleure organisation», dit le vice-Premier ministre turc Numan Kurtulmush.

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Avec notre envoyé spécial à la frontière syro-turque, Jérôme Bastion

En divers points de passage, le long de la frontière turco-syrienne, des autobus attendent les réfugiés kurdes syriens pour les acheminer, après que les militaires ont enregistré leurs identités, vers des camps de toile que le gouvernement turc monte à la hâte plus à l’intérieur des terres.

Problème : ces Kurdes de Syrie refusent souvent d’être hébergés dans ces tentes du Croissant rouge, ils préfèrent rester dans les villages, aux domiciles des populations kurdes locales, leurs cousins, de la famille le plus souvent.

Les jihadistes seraient à six kilomètres de Kobane, en Syrie

D’où des heurts depuis hier, dimanche, là où les arrivées sont les plus nombreuses, et où la police a dû intervenir pour séparer les nouveaux arrivants de Syrie des Kurdes du crû. Le flux des arrivées a quelque peu ralenti, mais il pourrait reprendre à mesure que les islamistes se rapprochent des centres urbains ; or, en plusieurs points de la frontière ce lundi matin, leur drapeau noir est visible jusque derrière le no man’s land.

Les jihadistes seraient notamment à six kilomètres à peine de Kobane, ce qui fait craindre de nouvelles arrivées en masse. Et là, ce sera difficile à gérer pour Ankara, qui dit se préparer à accepter 200 000 personnes de plus, mais aura du mal à faire face aux besoins de première nécessité, à commencer par les tentes qui ne peuvent recevoir que quelque 20 000 personnes pour l’instant.

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