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Egypte

Des étudiants devant la justice militaire en Egypte

Des policiers devant l'université al-Azhar, en octobre 2014, au Caire.
Des policiers devant l'université al-Azhar, en octobre 2014, au Caire. AFP PHOTO / KHALED DESOUKI

En Egypte, cinq étudiants ont été déférés devant la justice militaire par la cour d’assises du Caire. Ils sont accusés de violences et de sabotage de biens publics à l’université d’al-Azhar lors d’une manifestation de partisans du président destitué Mohamed Morsi.

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La décision de déféré les étudiants devant la justice militaire a été prise sur la base d’un décret loi adopté il y a quelques semaines par le président al-Sissi et qui étend les zones sécurisées par l’armée aux bâtiments, édifices et services publics, rapporte notre correspondant, Alexandre Buccianti.

Conformément à une loi déjà en vigueur toute agression contre une zone sous l’autorité de l’armée relève de la juridiction des tribunaux militaires. L’université islamique d’al-Azhar où un bâtiment avait été incendié par des manifestants est aujourd’hui sécurisée par la police et l’armée. Les événements ayant eu lieu en janvier, des avocats estiment qu’il s’agit d’une application rétroactive de la loi qui viole la Constitution.

Pour les organisations égyptiennes et internationales de défense des droits de l’homme comme Human Rights Watch, il s’agit « d’un nouveau clou dans le cercueil de la justice en Egypte ». Conformément à ce précédent, plus d’une centaine d’étudiants arrêtés au cours des manifestations des dernières semaines risquent dorénavant d’être déférés devant des tribunaux militaires.

17 islamistes condamnés

Ce lundi 17 novembre, un tribunal militaire de la ville égyptienne de Suez a par ailleurs condamné 17 islamistes à des peines allant jusqu'à sept ans de prison pour incitation à la violence et pour avoir attaqué des soldats en août 2013. Les accusés étaient jugés pour incitation à la violence et pour avoir attaqué des soldats et des véhicules militaires en août 2013, peu après la dispersion dans le sang d'un sit-in des partisans de Mohamed Morsi.

Ce jour-là, les forces de sécurité égyptiennes avaient fait plus de 700 morts en quelques heures, selon un bilan officiel, en dispersant deux sit-in des partisans de Morsi sur les places de Rabaa al-Adawiya et Nahda au Caire. L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch a jugé qu'il s'agissait d'une « tuerie de masse » qui « s'apparente probablement à un crime contre l'Humanité ».

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