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Bahreïn

Bahreïn: premières élections générales depuis la contestation de 2011

File d'attente pour voter aux élections législatives, le 22 novembre à Rifaa, dans le sud de la capitale Manama, à Bahreïn.
File d'attente pour voter aux élections législatives, le 22 novembre à Rifaa, dans le sud de la capitale Manama, à Bahreïn. AFP PHOTO / MOHAMMED AL-SHAIKH

Les Bahreïniens élisent ce samedi leurs parlementaires et leurs conseillers municipaux : 40 sièges sont à pourvoir dans la chambre basse. C'est la première fois que les Bahreïniens peuvent voter sur un écran tactile. Ils pourront même cliquer sur la case « Aucun de ces candidats ». Tout le monde va observer attentivement ces élections, car ce sont les premières depuis l’explosion de la contestation lors du printemps arabe en 2011. Les législatives sont pourtant boycottées par l’opposition.

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Avec notre correspondante régionale, Angélique Férat

Tous les pronostics prédisent un remaniement complet de la chambre basse. En 2010, le grand parti chiite Al-Wifaq avait obtenu une majorité au Parlement. Cette fois, ce parti a choisi de boycotter le scrutin avec quatre autres partis politiques. L’opposition dénonce un processus électoral contrôlé par le régime et le remaniement des circonscriptions. Le nouveau découpage donnerait plus de poids aux électeurs sunnites, la communauté minoritaire dont est issue la famille royale.

Le boycott a des chances de fonctionner. En 2011, des élections partielles avaient eu lieu après la démission de plusieurs députés chiites pour protester contre la répression de la contestation place de la Perle à Manama. L’appel à ne pas voter avait été très suivi dans les villages chiites.

Division de la société

Alors la question, c’est quel visage aura cette nouvelle chambre ? La société bahreïnienne est plus que jamais clivée. Les manifestations continuent depuis 2011 pour demander plus de démocratie dans le petit Royaume. Les arrestations n'ont jamais cessé non plus. Le sectarisme a progressé dans les deux communautés chiite et sunnite. Beaucoup craignent une percée des candidats islamistes sunnites.

Peut-être en guise d’apaisement, la militante des droits de l'homme Zaïnab al Khawaja a été libérée de prison mercredi dernier. Elle est poursuivie pour avoir déchiré un portrait du roi. Mais les manifestations restent interdites dans la capitale Manama.

Quelques incidents avant le vote

La veille du scrutin, dans la nuit, et tôt le matin, selon des témoins, des incidents se sont produits entre jeunes manifestants et forces de l'ordre dans des villages chiites de la banlieue ouest de la capitale Manama.

Les bureaux de vote ont ouvert à 8h heure locale, et devraient fermer à 20h. Outre les législatives, des municipales sont aussi organisées le même jour. Un deuxième tour est prévu samedi prochain.

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