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Bahreïn

Bahreïn: les législatives se sont déroulées dans un contexte tendu

Des électrices dans un bureau de vote de Manama, la capitale du Bahreïn, le 22 novembre 2014.
Des électrices dans un bureau de vote de Manama, la capitale du Bahreïn, le 22 novembre 2014. REUTERS/Stringer

A Bahreïn, les électeurs avaient finalement jusqu’à 22h hier soir, samedi, pour se prononcer pour leurs députés. La durée du scrutin a été rallongée en fin de journée au terme d’une campagne terne pour des candidats à grande majorité sunnites. L’opposition chiite s’était elle majoritairement mobilisée pour un boycottage de ces élections.

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Les électeurs bahreïnis étaient appelés à élire leurs députés hier, samedi. Le vote s’est déroulé dans un contexte de tensions avec des heurts dans l’après-midi dans certaines circonscriptions chiites. « Ça a été tendu dans certains quartiers de Manama, mais il faut rappeler que les autorités du Bahreïn avaient mis en garde contre une certaine volonté de l’opposition de faire peur aux électeurs pour les empêcher de participer au scrutin, rapporte notre confrère de RMC Moyen-Orient sur place, Aladine Bounedjar. Tout a été calme dans le centre-ville de Manama, mais dans des quartiers où l’opposition a appelé au boycott, ça a été plus tendu. Les forces de l’ordre sont intervenues pour dégager des pierres ou éteindre des pneus brûlés. La situation a été tendue notamment dans les quartiers chiites, les plus pauvres, qui estiment que le gouvernement ne veut pas d’élections libres au Bahreïn, mais juste garder la mainmise sur la politique et jouer sur la peur communautariste ».

Samedi soir, déjà, le gouvernement criait victoire et annonçait un taux de participation de 51,5%. Une légitimité dans les urnes très relative étant donné que l’opposition chiite avait appelé au boycottage. L’avenir politique de Bahreïn est donc plus qu’incertain.

Les ponts seront complètement coupés entre l'opposition et le gouvernement. Le sentiment d'injustice et d'exclusion va être encore accentué. (...) Le souhait de certains c'est que les Occidentaux puissent faire pression pour ramener les protagonistes à la table du dialogue pour en finir avec cette crise au Bahreïn.

Aladine Bounedjar

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