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Syrie

Syrie: difficiles négociations pour l’émissaire des Nations unies

Un homme au milieu de ruines dans la ville de Raqqa, le 27 novembre 2014.
Un homme au milieu de ruines dans la ville de Raqqa, le 27 novembre 2014. REUTERS/Nour Fourat

Staffan de Mistura, l'émissaire des Nations unis, multiplie les efforts pour parvenir à un cessez-le-feu « humanitaire et localisé » dans la ville d'Alep. L'idée d'un accord entre le régime syrien et la rébellion pour cesser les combats localement et faire passer l'aide humanitaire n'est pas nouvelle : plusieurs dizaines d'accords semblables ont été conclus en Syrie depuis 2012, comme le montre un rapport publié par l'ONG syrienne Madani.

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La plus connue de ces trêves humanitaires a été conclue à Homs au printemps dernier. Mais depuis trois ans, le régime et l'opposition n'ont pas cessé de négocier et parfois de conclure des accords similaires, partout dans le pays. Ces accords ont rarement été médiatisés malgré leur importance pour la population locale.

« Ces négociations se font très souvent en coulisse. Les personnes impliquées risquent leur vie, elles préfèrent donc rester discrètes, explique Rim Turkmani, cofondatrice de l'ONG syrienne Madani. Et puis il n'est pas facile de reconnaître que l'on négocie, surtout du côté de l'opposition. Donc très souvent ces négociations sont restées secrètes. »

En octobre dernier, l'émissaire de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura a proposé la conclusion d'une trêve humanitaire pour l'ensemble de la ville d'Alep. Cette initiative peut aboutir, estime Rim Turkmani, mais il faut pour cela impliquer les interlocuteurs locaux : « La condition la plus importante, c'est que les gens sur place, disent : "ça suffit, il faut en finir, il faut un accord". A moins d'aller sur le terrain, et de négocier au niveau local, il n'y a aucune chance de parvenir à une trêve. »

Autre condition à la conclusion d'un accord à Alep : l'implication directe de la communauté internationale pour surveiller la bonne application de la trêve. Car du côté de la rébellion, on craint de voir le régime syrien profiter militairement d'un éventuel cessez-le-feu.

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