Accéder au contenu principal
Liban / Réfugiés

Réfugiés syriens: l'appel à l'aide du Liban

Dans un camp de la Bekaa. Le Liban accueille le plus grand nombre de réfugiés par habitant au monde.
Dans un camp de la Bekaa. Le Liban accueille le plus grand nombre de réfugiés par habitant au monde. REUTERS/Mohamed Azakir

Le Programme alimentaire mondiale des Nations unies (PAM) suspend son aide alimentaire destinée aux refugiés syriens au Proche-Orient. L'agence de l'ONU est à cours de fonds pour financer ses programmes. En tout, ce sont 1,7 million de réfugiés qui seront privés d'aide pour ce mois de décembre : en Jordanie, en Turquie, en Irak, en Egypte, mais aussi, au Liban, le pays de la région qui accueille le plus grand nombre de déplacés syriens : ils sont plus de 1,1 million enregistrés par les Nations unies.

Publicité

Avec notre correspondant au Liban, Paul Khalifeh

La suspension par les Nations unies de l'aide alimentaire aux réfugiés syriens aura un grave impact sur le Liban, qui a déjà beaucoup de mal à gérer ce dossier. Avec plus de 1,1 million de Syriens recensés par l'ONU, soit le quart de sa population, le Liban accueille le plus grand nombre de réfugiés par habitant au monde.

Une masse de réfugiés

Le pays ploie sous cette masse de réfugiés, qui pèse lourd sur son économie. Les services sociaux sont sous pression et les secteurs de la santé, de l'éducation ainsi que les infrastructures, sont énormément affectés, sans parler des répercussions sur la sécurité.

Sans l'aide internationale, le Liban est incapable à lui seul de subvenir aux besoins de cette population démunie. Face à cette situation, les dirigeants libanais ont lancé des appels à l'aide à la communauté internationale, soulignant que le pays avait dépassé ses capacités d'absorption.

Scénario catastrophe

Face à la baisse du volume de l'aide internationale, le gouvernment libanais n'a pas de plan de secours. A coup de lobbying, de conférences et d'aide apportée par les agences internationales et les pays arabes, c'est tout juste si le Liban arrive à joindre les deux bouts.

Une baisse substantielle et subite de l'aide, notamment alimentaire, est un scénario catastrophe contre lequel les responsables et les experts libanais mettent en garde depuis des mois. Les pénuries et la précarité chez les réfugiés risquent de provoquer une montée des tensions et une plus grande insécurité. C'est la meilleure recette pour la déstabilisation, à un moment où l'armée libanaise est, elle aussi, confrontée à la menace jihadiste, aux frontières Est du pays.

Camp de réfugiés syriens au Liban, le 18 novembre 2014.
Camp de réfugiés syriens au Liban, le 18 novembre 2014. REUTERS/Mohamed Azakir

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.