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Iran / Irak

Groupe EI: Washington annonce l’intervention d’avions iraniens

Un chasseur F-4 (l'Iran en a possédé jusqu'à 225 environ dans les années 1970, avant la Révolution islamique).
Un chasseur F-4 (l'Iran en a possédé jusqu'à 225 environ dans les années 1970, avant la Révolution islamique). REUTERS/ Osman Orsal/Files

Le Pentagone a confirmé, ce mercredi, que l’Iran aurait procédé à des bombardements aériens sur des cibles de l’organisation Etat islamique en Irak. C'est la première fois que Washington confirme des raids aériens menés par des appareils iraniens contre les jihadistes. Téhéran refuse de commenter ces déclarations.

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La porte-parole de la diplomatie iranienne a refusé de confirmer l’information mais elle a aussitôt ajouté que l’Iran fournissait au gouvernement irakien un soutien militaire et des conseils dans le cadre des règles internationales, rapporte notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi. Un haut responsable iranien, sous le couvert de l'anonymat, a malgré tout démenti toute intervention à l'agence Reuters. Pourtant, le porte-parole du Pentagone a affirmé que les Etats-Unis avaient des « indications [à propos] de raids aériens menés par l’Iran contre le groupe islamique avec des avions F-4 Phantom ».

La chaîne al-Jazira a, de son côté, montré des images d'avions semblant être des chasseurs F-4, similaires à ceux utilisés par l'armée de l'air iranienne.

Les responsables militaires et politiques iraniens ont multiplié ces derniers mois les déclarations sur l’aide apportée à Téhéran pour soutenir le gouvernement irakien mais aussi les peshmergas kurdes pour lutter contre les jihadistes.

Les Gardiens de la révolution sur le terrain

Les médias iraniens ont également publié de nombreuses photos du général Ghassem Soleimani, le commandant de la force Qods des Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime islamique, en compagnie de militaires irakiens et de peshmergas sur le terrain des opérations. Selon Téhéran, le général Ghassem Soleimani a joué un rôle de premier plan dans la libération de nombreuses villes et régions irakiennes.

C'est bien une singularité de l'Irak : son gouvernement est soutenu à la fois par Washington et par Téhéran. Et malgré tout ce qui les oppose, les Etats-Unis et l'Iran luttent chacun à leur façon contre l'organisation Etat islamique, qui contrôle toujours de larges portions du territoire irakien. Reste une zone d'ombre. Y a-t-il une coordination entre les forces américaines et iraniennes sur ce théâtre d'opération et si oui sous quelle forme ? Pour l'instant, cette question se heurte à un double tabou. « Nous ne coordonnons pas nos activités avec les Iraniens », dit-on à Washington. Même discours à Téhéran où l'on critique volontiers la coalition bâtie par les Etats-Unis pour combattre l'organisation Etat islamique.

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