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Liban

Exécution d'un otage au Liban: fortes tensions dans l'est du pays

Incendie sur l'autoroute près de Tripoli: les proches des soldats encore détenus par le Front al-Nosra crient leur colère après l'exécution de Ali Bazzal le 5 décembre 2014.
Incendie sur l'autoroute près de Tripoli: les proches des soldats encore détenus par le Front al-Nosra crient leur colère après l'exécution de Ali Bazzal le 5 décembre 2014. Reuters

Le Front al-Nosra, branche syrienne d'al-Qaïda a revendiqué vendredi l'exécution d'un policier libanais. Ali Bazzal faisait partie des 27 soldats et policiers enlevés par des jihadistes l'été dernier. Sa mort a suscité de très vives réactions dans un village chiite de la région de la Bekaa. L'armée libanaise, elle aussi, est intervenue.

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Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

L'armée libanaise n'a pas tardé à riposter à l'assassinat de Ali Bazzal. Des avions de reconnaissance ont tiré ce samedi matin des missiles air-sol contre des positions du Front al-Nosra, dans les montagnes frontalières de la Syrie, à l'est du Liban. L'artillerie est également entrée en action. Les attaques auraient fait plusieurs victimes dans les rangs des extrémistes, selon un communiqué de l'armée.

Mais il en faut plus pour calmer la colère du puissant clan chiite des Bazzal, dans la plaine de la Békaa. L'intervention de notables a permis la libération de trois sunnites, enlevés dans la nuit de vendredi à samedi, en représailles à l'assassinat du militaire. Toutefois, le clan a décrété que tous les réfugiés syriens installés dans la ville sunnite de Ersal sont des terroristes et a décidé d'interdire l'acheminement de l'aide internationale et gouvernementale qui leur est destinée.

Pas de libération des deux détenues

Ailleurs au Liban, l'exécution de Ali Bazzal a provoqué le déchaînement des familles des 25 autres militaires encore détenus par la branche syrienne d'al-Qaïda. Leurs proches ont bloqué une des entrées de Beyrouth et l'autoroute côtière qui mène au Liban-Nord.

En dépit de ces développements dramatiques, le gouvernement libanais ne compte pas céder aux exigences des terroristes : l'ex-femme d'Abou Bakr al-Baghdadi et l'épouse d'un chef d'Al-Nosra, Abou Ali al-Chichani, arrêtées il y a deux semaines, ne seront pas libérées. Saja Douleimi et Ola Okaili serviront à un éventuel échange avec le Front al-Nosra, a assuré le ministre libanais de l'Intérieur.

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