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Irak

La percée peshmerga va permettre d'évacuer les civils du mont Sinjar

Un combattant peshmerga sur la route de Zumar, le 18 décembre 2014.
Un combattant peshmerga sur la route de Zumar, le 18 décembre 2014. REUTERS/Ari Jalal

S'agit-il d'un véritable revers pour les jihadistes du groupe Etat islamique ? En tout cas les forces kurdes irakiennes, les peshmergas, affirment avoir reconquis une large portion du mont Sinjar, région située près de la frontière irako-syrienne. C'est dans ce secteur que la minorité religieuse yézidie avait été victime d'exactions commises par les jihadistes lors de leur offensive de l'été dernier.

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Joint par téléphone vendredi, un habitant du Kurdistan irakien expliquait à RFI qu'il entendait au loin le bruit des combats et des bombardements. Ce témoin a confirmé que les avions de la coalition internationale effectuaient des frappes contre les jihadistes afin d’appuyer la progression des peshmergas, les combattants du Kurdistan autonome irakien.

A Erbil, où siège le gouvernement local du Kurdistan irakien, on assure que cette percée va permettre d'évacuer plusieurs milliers de personnes bloquées sur le mont Sinjar dont l'accès était jusque-là tenu par les hommes de l'organisation Etat islamique.

Cette région du nord de l'Irak, proche des territoires syrien et turc, est notamment peuplée de Yézidis, une minorité religieuse kurdophone considérée comme hérétique par les jihadistes. Lors de l'offensive de l'été dernier, les Nations unies s'étaient inquiétées d'une « tentative de génocide » visant les Yézidis. Des milliers d'entre eux avaient alors fui leur région.

Donatella Rovera connaît bien la région qu'elle a sillonnée pour l'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty international. Pour elle, l'offensive en cours permet de briser l'encerclement de civils et aussi de combattants yézidis présents sur le mont Sinjar.

Les gens sur la montagne ne sont pas des déplacés ou des réfugiés, ce sont soit des combattants, soit des gens qui habitaient déjà là-bas dans les villages sur la montagne avant la crise.

Même si le recul de l'organisation de l'Etat islamique se confirme dans le nord de l'Irak, le groupe reste solidement implanté à Mossoul, deuxième ville du pays, prise par les jihadistes en juin dernier.

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