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Culture / Liban

Pour Sélim Mouzannar, Beyrouth est un bijou

Le joaillier libanais Sélim Mouzannar.
Le joaillier libanais Sélim Mouzannar. DR

À Beyrouth, les bijouteries sont aussi importantes que les épiceries. À tous les coins de rue, dans chaque quartier, les joailliers ont pignon sur rue. L'un d'eux, Sélim Mouzannar, est devenu une star dans ce domaine. Fils d’une famille de joailliers, né à Beyrouth en 1963, il a puisé entre autre son inspiration dans le vieux souk de l’or à Beyrouth où il a passé son enfance. Aujourd'hui, ses bijoux sont exposés à Paris, Londres, Istanbul, Dubaï et bien sûr à Beyrouth où Muriel Maalouf a visité son atelier.

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« Là, on entre dans l’atelier. C’est là où l’on cuisine tout. Ici on a les équipes des joailliers : les sertisseurs, après l’atelier du polissage, l’atelier de la conception… » C'est une véritable ruche. Sélim Mouzannar a installé son atelier sur la colline d'Achrafieh, au cœur de Beyrouth, comme son père et son grand-père, joailliers aussi. Car ce métier se transmet de père en fils.

Mais ce qui fait le succès de Sélim, outre sa grande expertise des pierres qu'il a acquise dans sa famille, c'est cette ligne moderne qu'il a su créer. De l'or, des pierres précieuses et rares, mais tout d'abord un dessin, un objet inscrit dans une culture. Ainsi est née la collection Beyrouth : « Beyrouth, explique Sélim Mouzannar, c’est l’héritage des Ottomans qui ont laissé une grande empreinte dans le pays. Avec mon expérience, j’ai voulu faire un équilibre entre cet héritage et le contemporain, faire rebriller cette culture d’une façon plus moderne. C’est aussi un rappel aux arcades et à la structure des anciennes maisons. Cette ville qui est si fragile est pleine de créativité et la source de mon énergie. J’ai voulu faire hommage à ces maisons anciennes qui ont été décimées dans la ville de Beyrouth. »

La rareté des pierres

Beyrouth a aussi attiré Annick Taperlau, créatrice de bijoux belges. Elle collabore avec Sélim Mouzannar en apportant sa touche occidentale : « J’ai quitté la Belgique pour m’installer à Beyrouth pour pouvoir vraiment être dans le bain, pour pouvoir m’inspirer aussi de cette ville. Le nom de cette collection est C’est dans l’air. C’est un peu l’idée de la nature, de la légèreté, du vent, des branches, des feuilles… J’adore l’écriture arabe avec toutes ces courbes et je pense que cela m’a influencé d’une certaine façon. »

« J’essaie toujours d’éviter le côté ostentatoire, poursuit Sélim Mouzannar. Avec la rareté des pierres, on tombe souvent dans un rapport de force. On veut montrer qu’on a la meilleure, la plus grosse, la plus chère. J’essaie d’éviter tout cela. »

Et ça marche : preuve en est le succès des créations de Sélim Mouzannar. Probablement aussi que les mentalités ont changé et qu'aujourd'hui porter un bijou c'est aussi porter une pièce qui nous touche, pas seulement un objet précieux.

Une bague en Or Rose sertie de Diamants et Saphirs Roses. Un bijou de la collection Beirut de Sélim Mouzannar.
Une bague en Or Rose sertie de Diamants et Saphirs Roses. Un bijou de la collection Beirut de Sélim Mouzannar. DR

► Le site officiel du joaillier www.selimmouzannar.com

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