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Moyen-Orient

Chute des prix du pétrole: les pays producteurs fortement impactés

En décembre 2014, les prix des carburants vendus en France ont -cette fois- battu des records à la baisse!
En décembre 2014, les prix des carburants vendus en France ont -cette fois- battu des records à la baisse! REUTERS/Luke MacGregor/Files

L’année 2014 aura été marquée par la chute des cours de pétrole. Depuis le mois de juin le baril a perdu près de 50% de sa valeur. Un plongeon dû essentiellement à un déséquilibre entre l’offre et la demande mondiale. Ce déséquilibre commence maintenant à poser de sérieux problèmes aux pays exportateurs.

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Renforcement du dollar, offre abondante face à une consommation mitigée sur fond de ralentissement économique... depuis le début de l’été les cours de l’or noir n'en finissent pas de baisser. Personne ne peut prédire la fin de cette chute. L’offre excédentaire est due à l’explosion de la production de pétrole de schiste en Amérique du nord, et au retour sur le marché de la Lybie et de l’Irak. Et, parallèlement, les pays de l’Opep continuent de produire et même plus que l’an passé. Cette baisse du cours du pétrole n'est pas sans conséquence.

Dans le paysage pétrolier, tous les pays ne se sont logés à la même enseigne. Le Nigeria par exemple, un des deux poids lourds de la production de pétrole en Afrique sub-saharienne est très affecté. Pareil pour l’Algérie, où 60% du budget de l’Etat est alimenté par la fiscalité pétrolière. L'effondrement du prix du pétrole a contraint le gouvernement à adopter un premier train de mesures d'austérité, comme le gel du recrutement de fonctionnaires. Les conséquence sont tout aussi dramatiques pour le Venezuela. Le pays a restreint ses importations courantes qu’il paie grâce aux recettes pétrolières afin de pouvoir honorer les remboursements de sa dette. Et si la baisse continue, Caracas pourrait se trouver en défaut de paiement.

Les monarchies du Golfe dans la tourmente

Et puis il y a les pays qui sont moins affectés, comme ceux du Golfe qui ont accumulé énormément de réserves en devises grâce aux recettes pétrolières. L’Arabie saoudite par exemple, prévoit de maintenir un rythme élevé de dépenses pour les projets de développement grâce à ses réserves estimées à 750 milliards de dollars. Mais si cette situation perdure et si le baril passe en-dessous des 50 dollars, même les pays du Golfe vont connaître des difficultés. En effet leurs économies ne sont pas assez diversifiées. Aux prix actuels, les monarchies du Golfe devraient perdre la moitié de leurs pétrodollars, soit 350 milliards de dollars par an.

Cette baisse du prix du pétrole a déjà fait aussi chuter les bourses des pays du Golfe. Depuis septembre, 190 milliards de capitalisation boursière sont partis en fumée. Plus inquiétant, les conséquences sur l'activité du secteur pétrolier : les majors du secteur ont réduit la voilure en gelant leurs investissements (moins 20% à la fin du mois de septembre). Et les emplois sont aujourd'hui menacés. Cette baisse des prix du pétrole ne fait pas que des perdants. Le portefeuille des ménages en profite. Les prix des carburants vendus en France ont encore battu des records à la baisse. Le litre de diesel avoisine 1 euro dans certaines stations de service de supermarchés.

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