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Liban

Les Assyriens réfugiés au Liban, loin de leurs proches, otages de l’EI

Des chrétiens assyriens réfugiés à Jdeideh, au nord de Beyrouth, se recueillent dans une église de leur confession, le 26 février 2015.
Des chrétiens assyriens réfugiés à Jdeideh, au nord de Beyrouth, se recueillent dans une église de leur confession, le 26 février 2015. AFP PHOTO / ANWAR AMRO

Le groupe Etat islamique détient plus de 200 chrétiens assyriens, enlevés depuis lundi lors d'attaques dans la région de Hassaké, dans le nord-est de la Syrie. Des portions de ce territoire sont contrôlées par le groupe terroriste. De nombreux chrétiens assyriens ont fui ou fait escale à Beyrouth depuis le début de la guerre en Syrie. Depuis lundi, leur effroi a redoublé : certains réfugiés comptent des proches parmi les otages.

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Avec notre correspondante à Beyrouth,  Laure Stephan

Dans une église de Bauchrieh, un office rassemble quelques chrétiens assyriens. Les razzias menées par les jihadistes de l'organisation Etat islamique en Syrie suscitent le désespoir de Rita Kifarkis, originaire de la région de Hassaké.

« Je suis très en colère, de nombreuses filles ont été prises en otage. Les jihadistes ont fait irruption en pleine nuit. Les habitants qui l'ont pu ont fui, et ceux qui n'ont pas réussi ont été enlevés. Parmi eux, il y a ma tante, elle a 70 ans, elle avait essayé de venir au Liban, mais elle avait été refoulée. Je ne sais pas quel est le bénéfice pour Daech de cette opération. Ces gens n'ont pas de religion », nous confie Rita.

Nul ne sait avec exactitude où les otages chrétiens sont détenus. Ils pourraient être reclus à Chaddadé, un fief de l'EI dans le nord-est de la Syrie. Abdel Abdel, un fonctionnaire syrien, assure qu'il ne rentrera plus dans son pays :

« Plusieurs raisons m'ont poussé à fuir, dont des menaces de mort. On pensait venir pour une courte période, mais après les attaques contre les villages de la région de Hassaké, on ne reviendra pas, notre vie est plus importante. La Turquie a une grande responsabilité dans ce qui se passe, c'est elle qui laisse passer les terroristes par sa frontière ».

Un responsable religieux affirme que des négociations sont en cours pour libérer les otages. Il espère aussi que le Liban, qui a fermé ses frontières aux réfugiés syriens, va accueillir les chrétiens de Hassaké.

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