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Irak/EI

Irak: l'armée entame le siège de Tikrit

Depuis une dizaine de jours, Tikrit est le théâtre du conflit qui oppose l'armée irakienne à l'EI.
Depuis une dizaine de jours, Tikrit est le théâtre du conflit qui oppose l'armée irakienne à l'EI. REUTERS/Thaier Al-Sudani

Des milliers de soldats irakiens renforçaient jeudi 12 mars le siège de la ville de Tikrit en attendant de mener l'assaut contre les quelques centaines de jihadistes du groupe Etat islamique qui y ont pris position. La ville est un point stratégique incontournable pour marcher ensuite vers Mossoul.

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Après 11 jours de combats sans merci, les forces gouvernementales ont décidé d'assiéger la ville de Tikrit qui s'étale sur les méandres du Tigre au nord de Bagdad, plutôt que de l'investir. « Le temps joue en notre faveur », explique les militaires irakiens. Le commandement dit ne pas vouloir se précipiter : « Nous n'avons pas besoin d'attaquer. »

En fait, il s'agit surtout de ne pas subir de lourdes pertes en hommes et en matériel. Les jihadistes du groupe Etat islamique opposent une résistance sévère. En utilisant des voitures piégées, en piégant également des bâtiments... Mais, selon divers témoignages, ce sont les snipers qui se sont avérés particulièrement redoutables. Au point que les 30 000 hommes jetés dans la bataille n'ont pu progresser qu'au rythme de 30 minutes par rue. 

Deuxième phase de la bataille

« Nous commençons à appliquer la deuxième phase de notre plan », a expliqué le ministre de la Défense, Khaled al-Obeidi. « Le temps est de notre côté, nous avons l'initiative » et « nous voulons limiter au maximum les pertes humaines », « Tikrit est bouclée de tous les côtés », a-t-il insisté.

Des soldats, des policiers et des membres des Unités de mobilisation populaire, une force paramilitaire principalement composée de miliciens chiites, avaient réussi mercredi 11 mars à entrer dans Tikrit et à reprendre le contrôle du quartier de Qadisiyah. Pour le moment, les jihadistes tiennent toujours trois quartiers de la ville, fief de l'ancien président Saddam Hussein occupée depuis neuf mois.

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