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Irak

[Reportage] RFI à bord du Charles-de-Gaulle au large de l'Irak (3)

Les Rafale du porte-avions Charles-de-Gaulle.
Les Rafale du porte-avions Charles-de-Gaulle. REUTERS/ECPAD/Armee de l'Air/J. Brunet/Handout via Reuters

Douze Rafale, neuf Super-Etendard : en tout vingt et un avions de chasse sont embarqués sur le Charles-de-Gaulle, le navire de guerre français qui croise au large de l’Irak. A leur commande, une quarantaine de pilotes se relaient nuit et jour pour mener des opérations contre le groupe Etat islamique. Les jihadistes sont des ennemis peu conventionnels. Tout le monde se souvient encore début février du pilote jordanien brûlé vif en Syrie. L’éjection en zone hostile reste la principale menace qui guette les aviateurs français. RFI a rencontré les pilotes du Charles-de-Gaulle en opération dans le golfe Persique.

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Avec notre envoyé spécial à bord du Charles-de-Gaulle, au large de l’Irak, Sami Boukhelifa

Dernier virage pour Jean, capitaine de vaisseau. Après six heures d’opération il pose son Rafale sur le porte-avions. La manœuvre est délicate, risquée mais sur le théâtre irakien le principal danger est de s’écraser en zone ennemie : «Le risque majeur pour nous, c'est l'éjection en territoire hostile. C'est quelque chose sur lequel on a réfléchi. On a des méthodes pour réagir rapidement si ça arrive et pour ne pas faciliter la tâche de l'ennemi, s'il nous arrive une telle aventure ».

En opération les risques sont multiples et les pannes moteur en font partie. Avec ses deux réacteurs, le Rafale offre davantage de fiabilité mais ce n’est pas le cas de tous les chasseurs bombardier français. «La probabilité de double extinction ou de perte des deux réacteurs est plus faible, explique Christophe, capitaine de Corvette. J'ai fait 7 ans de Super-Etendard donc je sais de quoi je parle. D'être en monoréacteur au dessus d'un territoire hostile nous fait nous poser un peu plus de questions. Mais dans l'entraînement de tous les jours, dans nos procédures, le risque est maîtrisé». 

Malgré son unique réacteur le Super-Etendard reste un avion très sûr. Chaque jour sur le pont du Charles-de-Gaulle il y a presque autant de Super-Etendard que de Rafale qui sont catapultés.

Reportage de Sami Boukhelifa à bord du Charles-de-Gaulle

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