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Iran / Nucléaire

Nucléaire iranien: John Kerry appelle à conclure les négociations

Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, à Vienne, le 5 juillet 2015.
Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, à Vienne, le 5 juillet 2015. REUTERS/Carlos Barria

Les négociations avec l’Iran sont à la croisée des chemins, a dit John Kerry depuis l’Autriche où se déroulent ces discussions. Le secrétaire d’Etat américain a été rejoint à Vienne par les diplomates en chef des grandes puissances et de l’Iran. Tous sont désormais engagés dans une course contre la montre. D’ici mardi minuit, un accord devra être signé.

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Avec notre envoyé spécial à Vienne, Sami Boukhelifa

Debout face aux médias du monde entier, John Kerry fait une déclaration courte, nette et précise. Le secrétaire d’Etat américain, contraint d’utiliser des béquilles depuis sa chute de vélo en mai dernier, ne peut rester debout que peu de temps. Alors durant ses conférences de presse il va droit au but. « Nous espérons avoir un accord juste (...) et en sortir la tête haute pour montrer au monde que les pays peuvent s'entendre, a-t-il déclaré. Mais on n'y est pas encore et j’insiste sur ce point : nous avons encore des questions difficiles à résoudre et nous devons le faire comme nous l’avons dit avant la date butoir du 7 juillet ».

L'Iran sous pression conjointe de la France et des Etats-Unis

Jusque là, seul Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, était réputé inflexible dans le dossier du nucléaire iranien, mais depuis dimanche soir, le secrétaire d’Etat américain est lui aussi monté au créneau. John Kerry l’a martelé : « S’il n’y a pas d’accord à cause d’une intransigeance qui nous bloque, nous sommes prêts à partir. »
Mais en fin diplomate, il a su mettre la pression pour immédiatement dédramatiser, affirmant que personne ne souhaitait un échec. Le poids des mots est important, le secrétaire d’Etat américain en a bien conscience, mais l’issue de ces négociations est incertaine et personne ne semble savoir quelle tournure vont prendre ces discussions.

« Toutes les cartes sont sur la table, les Iraniens doivent éclaircir leur situation », a pour sa part déclaré Laurent Fabius. En clair, pour le ministre français des Affaires étrangères, les grandes puissances ont fait leur part du travail et la République islamique, désormais sous pression, doit prendre des décisions rapides.

Pour l'Iran, « la France parie sur un accord perdant-perdant »

Une position française vue d’un très mauvais œil à Téhéran. Hussein Cheikh el-Islam, conseiller affaires étrangères du président du Parlement iranien, considère que la France, en adoptant une position très dure dans ces négociations, se fait plus royaliste que le roi. « Faites ce qui est bon pour votre peuple, pas ce qui est bon pour les autres ! », lance-t-il à l’adresse du président français. « Obama agit sous la pression des Israéliens et de Netanyahu. C’est la même chose pour le président Hollande et Fabius. »

Hussein Cheikh el-Islam met en garde la France contre d’éventuelles conséquences de la posture qu’elle a adopté dans ces négociations. « Les relations entre les Francais et les Iraniens sont très importantes. L’histoire a montré qu’elles ont toujours été constructives. Beaucoup de gens dans ce pays parlent le français, comme mon propre père... Vous allez perdre cela et il faudra payer tôt ou tard cette attitude, que l’accord soit signé ou non. » menace-t-il. « S’il y a un accord à Vienne, la France sera la perdante. Le peuple iranien les désignera comme les perdants. Si l’accord n’est pas signé, le peuple iranien dira que c’est à cause de la France. En fait, la France parie sur un accord perdant-perdant. »

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