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Territoires palestiniens

Crimes de guerre à Gaza en 2014: Amnesty International insiste

Des enfants sont soignés dans un hôpital de Rafah, au sud de la bande de Gaza, le 1er août 2014.
Des enfants sont soignés dans un hôpital de Rafah, au sud de la bande de Gaza, le 1er août 2014. REUTERS/Ibraheem Abu Mustafa

Dans un rapport rendu public ce mercredi 29 juillet, Amnesty International affirme à nouveau qu'Israël a commis des crimes de guerre en menant une série d'attaques meurtrières et indiscriminées sur la ville de Rafah, au début du mois d'août 2014. 135 civils au moins avaient été tués en représailles à la capture d'un soldat israélien dans la bande de Gaza, selon l'ONG.

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Les accusations portées par Amnesty International contre Israël ne sont pas nouvelles. En décembre 2014, l'ONG employait pour la première fois ces termes de « crimes de guerre » pour dénoncer les exactions de l’armée israélienne.

Le rapport publié ce mercredi 29 juillet, Black Friday: carnage à Rafah, rassemble des photos, des vidéos, des témoignages de personnes ayant assisté aux évenements, des images satellites. Il retrace les évènements du 1er août 2014 à Rafah, dans la bande Gaza. Pour l'ONG, suite à la capture de l'un de ses soldats par des combattants palestiniens, l'armée israélienne a pillonné des quartiers entiers sans distinguer entre cibles civiles ou militaires.

« Ces crimes de guerre ce sont des attaques disproportionnées et indiscriminées, tuant de nombreux civils. Du 1er au 4 août, il y a eu plus de 135 civils de tués dont 75 enfants. Ces civils ont été tués dans leur maison, dans les rues, dans leur véhicule.
Il y a eu aussi de nombreux blessés. Il faut dire que la situation était particulièrement tragique. Le cessez-le-feu ayant été mis en place à 8 heures du matin le 1er août 2014, de nombreux civils palestiniens qui s’étaient réfugiés, soit dans des abris, soit dans d’autres zones, étaient en train de rentrer chez eux. Les armes utilisées ont été complètement disproportionnées, aussi bien les tirs d’artillerie que les armes explosives, que les tirs directs sur les civils. Il n’y a eu visiblement aucune distinction entre objectifs civils et objectifs militaires
», explique Martine Brizemur, coordinatrice Israël-Palestine au sein de la section française d'Amnesty International .

De leur côté les autorités israéliennes dénoncent «un faux récit des évènements» de la part d'Amnesty International. Dans un communiqué du ministère israélien des Affaires étrangères, Israël affirme que «toutes ses opérations militaires sont conformes au droit international».

→ Lire le rapport d'Amnesty International, Black Friday, Carnage in Rafah
 

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