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Syrie

Syrie: des centaines de civils et de miliciens évacués

Un véhicule des Nations unies sur la route entre Damas et Zabadani, en mai 2012.
Un véhicule des Nations unies sur la route entre Damas et Zabadani, en mai 2012. AFP PHOTO / HO / SANA

C'est l'application d'un accord sans précédent dans le conflit syrien : plusieurs centaines de civils et de miliciens vont être évacués ce lundi 28 décembre de trois localités assiégées, l'une par le régime, et les deux autres par la rébellion. Une opération très délicate car, dans un cas comme dans l'autre, les civils et les combattants évacués passeront par le Liban et par la Turquie avant de revenir en Syrie. Il faut préciser que les villes évacuées ne sont pas situées dans la même région. La ville tenue par la rébellion, Zabadani, se trouve près du Liban. Alors que les deux localités tenues par le régime, Foua et Kafraya, se trouvent dans le nord de la Syrie, non loin de la frontière avec la Turquie.

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Dans le premier cas, les rebelles et les civils évacués de Zabadani se rendront en autocars au Liban, ils prendront alors de Beyrouth un avion pour la Turquie, et pourront ensuite se rendre dans le nord de la Syrie, dans les territoires tenus par la rébellion.

Dans le deuxième cas, les combattants pro-régime et les civils qui se trouvent à Foua et Kafraya, feront exactement le chemin inverse : ils seront évacués par voie terrestre vers la Turquie, puis ils prendront un avion pour Beyrouth, et pourront ensuite se rendre à Damas, par la route.

Un événement sans précédent

Ce « chassé croisé » via deux pays frontaliers est sans précédent dans le conflit syrien et il permettra, si tout se déroule comme prévu, de résoudre d'un coup deux situation inextricables du point de vue militaire. En effet, la ville de Zabadani, près du Liban, était le dernier bastion de la rébellion dans ce secteur, et les rebelles n'avaient aucune chance de s'en sortir.

De même, les deux localités de Foua et de Kafraya étaient les dernières positions tenues par le régime dans la province d'Idleb. Il y avait donc dans les deux cas une impasse stratégique et une crise humanitaire très grave pour les civils qui se trouvaient dans ces trois villes.

Il faut noter que, militairement, ces évacuation locales ne changent pas grand-chose. Mais du point de vue politique, elles permettent de faire baisser la tension : c'est ce que recherche Staffan de Mistura, l'envoyé spécial de l'ONU pour le conflit syrien, qui est un ardent défenseur de ces accords ponctuels de cessez-le-feu et d'évacuation.

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