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Yémen

Yémen: un cessez-le-feu annoncé pour le 10 avril

Des enfants attendent une distribution de nourriture à Sanaa, le 17 mars 2016.
Des enfants attendent une distribution de nourriture à Sanaa, le 17 mars 2016. REUTERS/Khaled Abdullah

Les rebelles houthis et les forces loyales au président ont accepté un cessez-le-feu ce mercredi. Il doit prendre effet le 10 avril. C’était une condition préalable à une reprise des négociations de paix le 18 avril sous l’égide de l’ONU. Des centaines de milleirs de personnes souffrent d'un manque cruel d'alimentation depuis de nombreux mois.

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Le médiateur de l'ONU pour le Yémen, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, a annoncé mercredi 23 mars à New York « une cessation des hostilités dans tout le pays à partir du 10 avril à minuit, avant la nouvelle session de négociations de paix (...) le 18 avril au Koweït ». La rébellion houthis et les forces loyales au président Abd Rabbo Mansour Hadi et à l’Arabie saoudite ont accepté de faire taire les armes pour permettre une reprise des pourparlers sous l’égide des Nations unies.

La dernière session s’était tenue en Suisse en décembre. Le médiateur de l'ONU a précisé qu'il avait reçu des assurances que « toutes les parties (yéménites) participeraient » aux prochaines discussions de paix, qui devraient se dérouler « en face à face ».

Le pays est en proie au chaos depuis l’été 2014 quand les rebelles chiites sont entrés à Sanaa. Plus d’un an et demi plus tard, ils occupent toujours la capitale malgré l’intervention fin mars 2015 d’une coalition militaire arabe emmenée par l’Arabie saoudite en soutien au président. Selon l’ONU, les combats ont fait près de 6 300 morts depuis un an, la moitié étant des civils.

Le cessez-le-feu doit entrer en vigueur le 10 avril à minuit. Un arrêt des hostilités qui doit aussi permettre un « accès humanitaire sûr et sans entraves » aux millions de civils yéménites.

Des civils au bord de la famine

Près d'un an après le début de l’opération militaire, ce pays, l’un des plus pauvres de la planète, est au bord de la famine. La situation était déjà très grave avant la guerre et le double blocus aérien et maritime imposé par Riyad n’a rien arrangé. Plus de 13 millions de Yéménites ont besoin d'une aide alimentaire d’urgence, avertit ce mercredi le Programme alimentaire mondial (PAM).

« Dix provinces yéménites, soit près de la moitié des provinces du pays, sont au bord de la famine. Sur une échelle de 1 à 5 pour mesurer cette famine, le Yémen est au niveau 4, explique Rym Nada, porte-parole du PAM au Moyen-Orient. Bien sûr, cette situation nécessite une intervention d’urgence pour sauver des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants qui souffrent de malnutrition dans ces provinces. Ce problème de malnutrition au Yémen est un problème très complexe. Un rapport publié par le PAM en 2014 le démontrait déjà. A cette époque 4,5 millions de personnes avaient besoin d’une aide alimentaire. La guerre et le conflit actuels n’ont rien arrangé. La situation qui était déjà très mauvaise n’a fait qu’empirer. »

A New York, le médiateur de l’ONU, qui a évoqué une « tragédie sans nom », a plaidé pour que plus de marchandises entrent dans les ports malgré le blocus naval saoudien.

(Avec AFP)


Frappe américaine contre al-Qaida

Les Etats-Unis ont annoncé mardi 22 mars avoir bombardé un camp d'entraînement d'al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) à Hajr, dans le sud-est du pays. La branche yéménite du mouvement islamiste armé, déja bien implanté au sud du pays, tout comme le groupe Etat islamique, ont profité de la situation chaotique pour se développer.

Un coup dur pour Aqpa. Le Pentagone a indiqué avoir tué au moins une quarantaine de combattants.

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