Accéder au contenu principal
Irak / EI

Irak: un charnier contenant des centaines de corps découvert près de Fallouja

Les forces gouvernementales, le 2 juin 2016, lors de l'offensive pour reprendre Fallouja aux mains du groupe EI.
Les forces gouvernementales, le 2 juin 2016, lors de l'offensive pour reprendre Fallouja aux mains du groupe EI. AHMAD AL-RUBAYE / AFP

Un charnier contenant des centaines de corps a été découvert près de la ville irakienne de Fallouja. Une ville qui est en ce moment en proie aux combats. Des affrontements opposent l’armée aux jihadistes. Les forces irakiennes tentent de chasser le groupe Etat islamique de cette ville prise par l’EI en janvier 2014.

Publicité

Aux portes de Fallouja, la découverte des forces irakiennes est macabre : une fosse commune où s’entassent des centaines de corps. Ceux de militaires, mais aussi ceux de civils apparemment abattus par le groupe Etat islamique, pour espionnage ou non-respect des règles de l’organisation. Les exécutions remontent à la fin de l’année 2014 et au début de l’année 2015 précisent les autorités irakiennes.

Fallouja, située à 50 km à peine à l’ouest de Bagdad la capitale, est la première ville d’Irak à être passée sous le contrôle des jihadistes. Aujourd’hui près de 50 000 civils seraient encore pris au piège à Fallouja.

Des civils froidement exécutés

Selon plusieurs témoignages recueillis par une ONG, le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), l’organisation Etat islamique utiliserait les civils comme bouclier humain lors de la bataille qui se déroule actuellement à Fallouja.

Les habitants qui tenteraient de fuir seraient exécutés par balle. « Parmi ces civils, il y a des femmes, des enfants, des familles désespérées qui tentent juste de quitter la zone des combats. Ils sont abattus lorsqu’ils tentent de traverser l’Euphrate. Ils sont tués et jetés dans le fleuve », rapporte Karl Schembri, porte-parole du Conseil norvégien pour les réfugiés.

« Nous n’avons aucune idée de ce qui se passe exactement à l’intérieur de la ville de Fallouja, poursuit Karl Schembri. Nous avons des rapports basés sur les témoignages de personnes qui sont parvenues à fuir. Cette minorité qui a fui nous a parlé de famine, des difficultés du quotidien, la vie sous les balles et l’interdiction de quitter la ville imposée par le groupe Etat islamique. »

→ A (RE) LIRE : Irak: le Premier ministre reporte l'assaut sur Fallouja

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.