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SYRIE

Réfugiés dans des camps, les Kurdes de Syrie rêvent encore d’Europe

Une famille de migrants originaire du Kurdistan, dans le camp Grande-Synthe, nord de la France, le 18 février 2016.
Une famille de migrants originaire du Kurdistan, dans le camp Grande-Synthe, nord de la France, le 18 février 2016. PHILIPPE HUGUEN / AFP

Il y a un an, la photo du jeune Aylan Kurdi émouvait le monde entier et appelait la communauté internationale à réagir face à la crise migratoire venue de Syrie et d'Irak. L'enfant de trois ans avait été retrouvé mort sur une plage grecque. Sa famille avait tenté d'entrer en Europe, seul le père a survécu. Un an plus tard, les familles kurdes syriennes réfugiées dans des camps au Kurdistan irakien continuent toujours de regarder vers l'Europe.

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Avec notre correspondante à ErbilOriane Verdier

Kahyra a six enfants. Elle habite depuis trois ans dans un camp de réfugiés dans la périphérie d'Erbil, la capitale du Kurdistan irakien. Aujourd'hui, elle sait qu'elle ne pourra pas rentrer chez elle en Syrie. « Je veux partir en Europe. Ici nous n'avons pas d'avenir, nous ne pouvons pas travailler c'est dur. Deux de mes fils sont déjà en Allemagne. Lorsqu’ils ont pris la mer, j'ai eu très peur. J'avais entendu l'histoire d'enfants morts noyés. J'ai fait des cauchemars jusqu'au petit matin. Ça ne vaut pas la peine de risquer sa vie, mais nous n'avons pas d'autre choix. »

Son voisin Abdul enrage contre l'inefficacité de la communauté internationale. Il y a un an, son cousin est mort, aux côtés de 70 autres migrants, asphyxiés dans un camion réfrigéré, alors qu'ils tentaient d'entrer en Autriche. « Aujourd'hui l'Union européenne dépense beaucoup pour les migrants. Mais s'ils ne dépensaient que la moitié de cette somme de manière juste, ici, au Kurdistan irakien où nous sommes réfugiés, il n'y aurait plus autant de migrants aux portes de l'Europe. Quand il n'y a pas d'aide, pas de travail, les gens sont obligés de trouver une solution. »

Le Kurdistan irakien est en crise économique et en guerre contre l'organisation Etat islamique. La région autonome se prépare pourtant à accueillir une nouvelle vague de déplacés, fuyant les combats pour la reprise de Mossoul, deuxième ville d'Irak et capitale autoproclamée de l'organisation Etat islamique depuis deux ans.

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