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Israël

Israël: un projet de loi visant à censurer des contenus web inquiète Facebook

Israël voudrait notamment que Facebook retire tous les contenus comprenant les mots «Intifada».
Israël voudrait notamment que Facebook retire tous les contenus comprenant les mots «Intifada». Pixabay

Comment lutter contre les contenus incitant au terrorisme sur Internet ? La question est au cœur de l’action de bon nombre de gouvernements aujourd’hui. Le ministre français de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a multiplié depuis un an et demi les rencontres avec les grands acteurs du Net - Facebook, Twitter, Google - pour que ces textes et vidéos soient retirés de leur plateforme. En Israël, le gouvernement a présenté au Parlement un projet de loi visant à censurer ces contenus. Un texte qui inquiète le réseau social Facebook. Une délégation du groupe est actuellement dans le pays et a rencontré lundi 12 septembre deux ministres israéliens.

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Avec notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil

C’est avec le début de l’Intifada des couteaux, il y a quelques mois, que le gouvernement israélien s’est inquiété de l’impact des textes et vidéos incitant au terrorisme postés sur les réseaux sociaux et autres plateformes du Net.

Le gouvernement israélien voudrait notamment que Facebook retire tous les contenus comprenant les mots « Intifada », « attaque au couteau », « nazis » et « shahid », le « martyr » en arabe.

Le réseau social a décidé d’accéder à certaines demandes de la police israélienne, mais sur la base de sa propre charte de la liberté d’expression. Ce n’est pas assez aux yeux du ministre de la Sécurité publique. « Facebook n’a pas montré de volonté de retirer ces contenus incitant au terrorisme », juge-t-il.

Le projet de loi déposé par le gouvernement israélien cet été répond donc pour lui à une nécessité. Le texte prévoit qu’une cour administrative puisse ordonner au géant américain de retirer certains éléments sans que les parties ne soient représentées au tribunal. Des informations classées secrètes pourront être apportées par l’Etat, mais n’auront pas à être présentées à l’opérateur qui ne pourra donc répondre aux accusations. Il s’agit d’un « outil d’une démocratie qui se défend », justifie le ministre de la Justice.

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