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Syrie

Bombardement d'hôpitaux à Alep: des «crimes de guerre» selon Ban Ki-moon

Les urgences, ou ce qu'il en reste, dans l'un des hôpitaux touchés par des bombardements mercredi 28 septembre 2016.
Les urgences, ou ce qu'il en reste, dans l'un des hôpitaux touchés par des bombardements mercredi 28 septembre 2016. REUTERS/Abdalrhman Ismail

Dans la partie est d'Alep, contrôlée par les rebelles, les deux plus grands hôpitaux ont été touchés par des frappes aériennes mercredi 28 septembre, les mettant temporairement hors service. Le secrétaire général de l'ONU a qualifié ces attaques de « crimes de guerre ».

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Avec notre correspondant à Beyrouth,  Paul Khalifeh

Les derniers hôpitaux encore en service dans la partie orientale d'Alep, secteur totalement assiégé par l’armée syrienne et ses alliés, sont gérés par des ONG étrangères, notamment occidentales. C’est le cas des deux établissements touchés mercredi à l’aube, et qui sont soutenus par la Syrian American Medical Society. Le matériel médical et les médicaments étaient envoyés des Etats-Unis via la Turquie, et le personnel hospitalier était formé et encadré par l'ONG, avant le siège de la ville.

Ces hôpitaux, ainsi que d’autres infrastructures, comme une boulangerie détruite par les raids mercredi, permettent d’assurer un minimum de service au profit des 250 000 personnes prises au piège dans la partie est de la ville. Pourquoi ces hôpitaux ont-ils été attaqués par les avions russes ou syriens ? En les mettant hors service, le régime veut priver les régions rebelles des facteurs leur permettant de continuer de résister aux pressions militaires.

Sur la ligne de front à Alep, huit jours après le début de l’offensive du régime Assad et de son allié russe, les raids aériens et les bombardements se poursuivent sans interruption sur les différents secteurs de la ville. Il y a aussi des tirs rebelles sur les quartiers ouest, sous contrôle des troupes gouvernementales. Ils s’accompagnent de violents combats sur les lignes de démarcation qui coupent Alep en deux.

« C'est pire que dans un abattoir », dénonce Ban Ki-moon

Il n’y a pas eu, jusqu’à présent, d'offensive terrestre majeure de l’armée syrienne vers la partie orientale. Les soldats gouvernementaux ont juste pris quelques pâtés de maisons dans la vielle ville, près de la citadelle. Les combats se poursuivent également dans le camp palestinien de Handarat, au nord d’Alep, qui a été réduit en un tas de ruines par les bombes.

Les bombardements des dernières 24 heures ont fait, selon l’ONG Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), au moins 14 morts civiles. Mais des dizaines de corps seraient toujours ensevelis sous les décombres des immeubles détruits par les bombes larguées par les avions. « C'est pire que dans un abattoir », a déclaré le secrétaire général de l'ONU devant le Conseil de sécurité. Ban Ki-moon parle même de « crimes de guerre » au sujet des hôpitaux ciblés.

Problème : l’escalade militaire continue de s’accompagner d’un sourd blocage diplomatique. Mercredi, les Etats-Unis ont menacé de suspendre leur coopération avec la Russie sur la Syrie. Pour sa part, le ministère russe de la Défense a accusé les rebelles de préparer sur le terrain une attaque chimique pour faire accuser le régime syrien.

→ Lire aussi : Le chef des Casques blancs syriens à New York pour plaider sa cause

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