Accéder au contenu principal
Syrie

Syrie: le principal hôpital des quartiers rebelles d’Alep de nouveau bombardé

Des habitants d'un quartier rebelle d'Alep inspectent les dégats après d'intenses bombardements, le 30 septembre 2016.
Des habitants d'un quartier rebelle d'Alep inspectent les dégats après d'intenses bombardements, le 30 septembre 2016. REUTERS/Abdalrhman Ismail

Le plus grand hôpital des quartiers rebelles d'Alep a été bombardé pour la deuxième fois cette semaine alors que le régime et son allié russe poursuivent leur campagne militaire pour reprendre la totalité de la deuxième ville de Syrie.

Publicité

Une nouvelle fois, cette semaine, le principal hôpital de la partie rebelle d’Alep a fait les frais des intenses bombardements qui ravagent les quartiers tenus par les opposants à Bachar el-Assad de cette ville du nord de la Syrie.

Alors que la situation sanitaire et médicale est déjà catastrophique dans ces quartiers, deux barils d'explosifs ont frappé samedi le plus grand hôpital du secteur selon la Syrian American Medical Society (SAMS). « Et il y a des informations sur l'utilisation d'une bombe à fragmentation », a déclaré Adham Sahloul, un responsable de cette ONG basée aux Etats-Unis qui gère l'hôpital. Selon lui, des patients et du personnel médical se trouvaient alors à l'intérieur de l'établissement.

Selon SAMS, ces deux hôpitaux ont été contraints de suspendre leurs activités et seules six structures hospitalières sont encore en activité dans les quartiers d'Alep contrôlés par les insurgés.

Les Etats-Unis, qui soutiennent l'opposition au régime, ont assuré que leurs discussions avec la Russie, allié de Damas, n'étaient pas encore mortes. L'aviation russe et syrienne en tous cas ne cesse de bombarder la ville. Les frappes aériennes se sont concentrées sur les voies d'approvisionnement qui mènent aux secteurs tenus par les rebelles, autrement dit sur la route Castello et sur le quartier de Malah. Les combats au sol font rage dans le quartier de Souleiman al-Halabi, la ligne de front au nord de la vieille ville d'Alep.

C'est une guerre sans merci qui se déroule. Selon les Nations unies, environ 250 000 personnes, dont 100 000 enfants, vivent dans les quartiers tenus par les insurgés et subissent « la plus grave catastrophe humanitaire jamais vue en Syrie ».

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait dénoncé comme des « crimes de guerre » le bombardement mercredi de cet hôpital et d'un autre à Alep.

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.