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Yémen

Yémen: la coalition arabe reconnaît avoir mené le raid meurtrier à Sanaa

Photographie du lieu bombardé «par erreur» par la coalition arabe, à Sanaa, au Yémen, le 8 octobre 2016.
Photographie du lieu bombardé «par erreur» par la coalition arabe, à Sanaa, au Yémen, le 8 octobre 2016. REUTERS/Khaled Abdullah

Au Yémen, un raid de la coalition samedi 8 octobre avait tué plus de 140 personnes et fait plus de 500 blessés. La coalition arabe menée par l'Arabie saoudite reconnaît aujourd'hui avoir mené par erreur ce raid meurtrier. Les victimes et blessés étaient rassemblés pour des funérailles dans la capitale Sanaa quand l'attaque a été menée. 115 de ces blessés sont actuellement acheminés vers Oman, au moins 300 personnes blessées lors du raid nécessitent des soins à l'étranger. La coalition arabe reconnaît donc une bavure.

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L'équipe d'enquête mise en place par la coalition arabe a révélé que le raid a été mené « en l'absence de précautions d'usage et sans l'accord du plus haut commandement ». C'est d'après une « information erronée » que l'avion de la coalition menée par l'Arabie saoudite « a visé cet endroit entraînant la mort et les blessures de civils » précisent les enquêteurs. Il s'agit là d'une grande salle de Sanaa, contrôlée par les rebelles houthis, où des centaines de personnes étaient rassemblées pour les funérailles du père d'un haut responsable, le « ministre de l'Intérieur » Jalal al-Rouichène.

L'enquête recommande de sanctionner les personnes responsables de cette bavure, ainsi que de dédommager les victimes. Les « règles d'engagement » des opérations militaires au Yémen devraient également être revues. Suite à cette frappe meurtrière, condamnée à travers le monde, les Etats-Unis avaient annoncé un réexamen de leur soutien à la coalition.

Selon les rebelles houthis, ainsi que l'ancien président yéménite Ali Abdellah Saleh, l'Arabie saoudite était la principale responsable du bain de sang à Sanaa, une accusation que Riyad avait niée jusqu'à présent.

On peut y voir plus qu'une bavure dans le sens où, c'est vrai, il s'agissait d'une séance de condoléances...

Franck Mermier, de l'Institut français du Proche-Orient.

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