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Irak

Irak: la région de Kirkouk frappée par une série d'attaques jihadistes

Des véhicules des forces de sécurité kurdes, sur le lieu d'une attaque de l'organisation Etat islamique, à Kirkouk, le 21 octobre 2016.
Des véhicules des forces de sécurité kurdes, sur le lieu d'une attaque de l'organisation Etat islamique, à Kirkouk, le 21 octobre 2016. REUTERS/Ako Rasheed

La région de Kirkouk, au nord de l'Irak, fait face à une offensive de jihadistes, ce vendredi 21 octobre. Des dizaines d'hommes armés ont été aperçus par des témoins dans les rues de la ville, donnant lieu à des affrontements qui ont fait 6 morts chez les policiers et 12 côté jihadistes. Dans la matinée, des bâtiments gouvernementaux de la ville ont été visés, ainsi qu'une centrale électrique, à Dibis, un peu plus au nord. Le dernier bilan des autorités fait état de 17 morts.

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Des dizaines de jihadistes armés de grenades et de fusils ont été vus ce vendredi dans plusieurs quartiers de Kirkouk, contrôlée par les Kurdes et située à 240 km au nord de Bagdad, ce vendredi matin. Un correspondant de l'Agence France-Presse (AFP) a indiqué avoir vu neuf de ces hommes, « vêtus à l'Afghane », dans une rue du quartier d'Adan.

Des témoins ont entendu des explosions et des tirs toute la matinée, alors que des télévisions locales ont montré des images de guérilla urbaine dans plusieurs quartiers. « Au moment de la prière du matin, j'ai vu des jihadistes entrer dans la mosquée al-Mohammadi », a indiqué à l'AFP Haidar Abdel Hussein, un enseignant qui vit dans le quartier de Tesaeen. Ils ont utilisé les haut-parleurs pour crier "Allah Akbar" [Dieu est le plus grand] et "Dawla al-Islam baqiya" [L'EI vaincra]. »

« Des affrontements sporadiques opposent les forces de sécurité à Daech » dans la ville de Kirkouk, a indiqué à l'AFP un colonel de police. Selon lui, au moins six policiers et 12 jihadistes ont péri dans ces combats, un bilan confirmé par d'autres officiers irakiens.

Des bâtiments gouvernementaux attaqués

Plus tôt ce vendredi matin, des hommes armés portant des vestes explosifs ont attaqué plusieurs bâtiments gouvernementaux de Kirkouk, ont annoncé des responsables irakiens.

Un officier des renseignements kurdes a précisé que quatre kamikazes avaient lancé leur attaque, ciblant en premier lieu le principal quartier général de la police vers 3h locales (minuit TU), ainsi que des barrages de contrôle et des unités de patrouille. « Les forces de sécurité ont réussi à tuer un des assaillants, tandis que les trois autres se sont fait exploser », a ajouté cet officier cité par l'AFP.

Les forces de sécurité peshmergas, mobilisées sur les lieux de l'attaque perpétrée par des jihadistes de l'organisation Etat islamique, à Kirkouk, le 21 octobre 2016.
Les forces de sécurité peshmergas, mobilisées sur les lieux de l'attaque perpétrée par des jihadistes de l'organisation Etat islamique, à Kirkouk, le 21 octobre 2016. REUTERS/Ako Rasheed

Seize morts dans l'attaque d'une centrale électrique

A Dibis, à 40 km au nord-ouest, 16 personnes ont été tuées dans un attentat-suicide contre une centrale électrique en cours de construction par une compagnie iranienne. « Trois kamikazes ont attaqué la centrale vers 6h locales [3h TU], tuant 12 employés irakiens et 4 techniciens iraniens », a indiqué à l'AFP le maire de la localité. Un bilan confirmé par un responsable de la police.

Selon le maire de la ville, l'attaque a donné lieu à des affrontements entre les forces de sécurité et les kamikazes, dont un a été tué avant de pouvoir se faire exploser. Les deux autres ont déclenché leur veste explosive lorsqu'ils ont été encerclés.

Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué les attentats suicide, via son agence de propagande Amaq, qui a affirmé dans un communiqué que « les forces de l'EI attaquaient la ville de Kirkouk à partir de tous les axes et contrôlaient presque la moitié de la ville ». Cette série d'attaques intervient alors que les forces de sécurité irakiennes et kurdes ont lancé cette semaine une grande offensive pour les chasser de leur bastion de Mossoul, deuxième ville d'Irak située à 150 km au nord-ouest de Kirkouk.

 → A (RE)LIRE : Irak : à Kirkouk, les autorités tentent de démanteler les cellules islamistes

(Avec AFP)

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