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Syrie

Syrie: bataille acharnée pour le contrôle de Palmyre

Palmyre.
Palmyre. REUTERS/Omar Sanadiki

Une fois de plus, les combattants de l'organisation Etat islamique (EI) ont repris ce dimanche 11 décembre la totalité de la ville de Palmyre, dans le centre de la Syrie, relate l'ONG Observatoire syrien des droits de l'homme. Ils s'en étaient retirés sous la pression des raids de l'aviation russe dans la matinée.

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« L'EI a repris dimanche, en dépit des bombardements russes, le contrôle de la totalité de Palmyre après le retrait de l'armée syrienne au sud de la ville », a déclaré Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Après une attaque-surprise du groupe EI à Palmyre, samedi, les jihadistes s'étaient retirés quelques heures plus tard sous la pression des frappes de l'aviation russe, dans la nuit de samedi à dimanche. A Moscou, le ministère de la Défense a assuré que les avions russes avaient procédé à 64 frappes lors de cette opération.

D'après l'OSDH, des combats ont eu lieu dans la matinée ce dimanche dans des vergers entourant Palmyre. Selon l'agence Amak, un organe de presse de l'organisation armée, les jihadistes s'étaient emparé du château en ruine qui domine l'oasis dans le désert de l'est de la Syrie avant de reprendre pied dans le centre de la ville.

Les membres de l'organisation Etat islamique, qui avaient été chassés du site antique de la ville en mars dernier après dix mois d'occupation, ont donc contre-attaqué. Le contrôle de Palmyre et de sa région - désertique mais riche en hydrocarbures - est stratégique pour les deux camps.

→ (RE)LIRE : Palmyre, une « perle du désert » unique au monde

Pour le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire auprès des Nations unies, cette reprise de Palmyre par l'organisation jihadiste est le signe que l'armée syrienne est très réduite. « Aujourd’hui, la seule arme qui ait la liberté d’action pour agir sur Palmyre est l’arme aérienne russe », affirme-t-il. Engagée dans la bataille d'Alep qu'elle est sur le point de remporter, l’armée syrienne n’a pas les moyens de renforcer Palmyre, estime encore le général Trinquand.

Mais cela montre aussi que le groupe Etat islamique, bien qu'étant attaqué à Raqqa et Mossoul, ses deux bastions en Syrie et en Irak, a la capacité de se regrouper pour mener des offensives. « Cela montre à l’évidence une capacité de mouvement et de manœuvre de la part des jihadistes qui sont fixés sur deux villes principales et qui sont capables d’attaquer sur une troisième en regroupant des forces à un endroit moins défendu par les forces de Bachar el-Assad », analyse encore le général Trinquand.  

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