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Syrie

Attaque chimique à Khan Cheikhoun : le rapport français qui accuse la Syrie

L'attaque chimique dans la ville de Khan Cheikhoun a fait plus de 80 morts dont de nombreux enfants, le 4 avril 2017.
L'attaque chimique dans la ville de Khan Cheikhoun a fait plus de 80 morts dont de nombreux enfants, le 4 avril 2017. REUTERS/Ammar Abdullah

Les services de renseignement français accusent le régime de Damas d'être responsable de l'attaque au gaz sarin dans le nord-ouest de la Syrie, une attaque qui avait fait 87 morts le 4 avril dernier. Le rapport vient d'être présenté par le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault en Conseil de défense. D'après le texte, le procédé de fabrication de cette arme chimique est typique de la méthode utilisée par le régime.

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Le gaz employé serait bien du sarin et son mode de fabrication porte la signature du régime syrien, selon les services de renseignements français. Des échantillons ont été prélevés sur les lieux de l'attaque à Khan Cheikhoun et sur des victimes. Ils ont ensuite été analysés et confirme ce que certains pays et organismes internationaux ont déjà dévoilé.

La grande question c'est bien sûr, qui a employé ce gaz ? Pour Jean-Marc Ayrault, le ministre français des Affaires étrangères, cela ne fait aucun doute : le régime de Damas est responsable car le procédé de fabrication porte sa signature. Un produit stabilisant a été retrouvé avec le sarin et il serait développé par les scientifiques syriens pour le compte du régime.

En outre les échantillons prélevés à Khan Cheikhoun ont été comparés à ceux d'une précédente attaque en 2013, attaque attribuée à Damas, et ces échantillons correspondraient. «Nous sommes en mesure de confirmer que le sarin qui a été employé ce 4 avril est le même sarin que celui qui a été utilisé dans une attaque intervenue à Saraqeb le 29 avril 2013 au moyen de grenades, dont une a été récupérée et analysée par nos services », a expliqué Jean-Marc Ayrault.

Pour la France, les groupes rebelles en Syrie et l'organisation Etat islamique n'ont pas les moyens de développer de tels procédés, ni les moyens de les disperser. C'est bien un avion militaire du régime qui a décollé de la base de Chayrat, le 4 avril au matin et a bombardé Khan Cheikhoun, selon Jean Marc Ayrault. Les responsables « devront répondre de leurs actes criminels devant la justice internationale », a-t-il dit.

On ne peut pas faire du sarin dans une arrière cuisine, ça doit être vraiment fait dans des usines adaptées...

Julien Legros, chercheur au CNRS au laboratoire Cobra de l'université de Rouen

 

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