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Irak

Irak: mort du journaliste Stephan Villeneuve tué dans une explosion à Mossoul

Un soldat de la 9e division blindée irakienne dans une rue de Mossoul Ouest, le 19 juin 2017.
Un soldat de la 9e division blindée irakienne dans une rue de Mossoul Ouest, le 19 juin 2017. REUTERS/Alkis Konstantinidis

Le journaliste français Stephan Villeneuve, qui enquêtait pour l'émission de France 2 «Envoyé spécial» est mort des suite de ses blessures, après l'explosion d'une mine ce lundi à Mossoul. Deux autres journalistes français ont été blessés et leur fixeur irakien a été tué dans cette explosion.

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France Télévision a annoncé ce mardi 20 juin le décès d'un de ses journalistes suite à l'explosion d'un mine à Mossoul. Stéphan Villeneuve, qui préparait un reportage pour l’émission de France 2 « Envoyé spécial » en compagnie de Véronique Robert, est décédé des suites de ses blessures.

« La direction et les équipes de France Télévisions s'associent à la douleur de sa compagne Sophie, de ses quatre enfants, de sa famille et de tous ses proches. Elles leur présentent leurs plus sincères condoléances », indique le communiqué de la direction de l'information de France Télévisions envoyé dans la nuit à l'AFP.

Sa collègue, Véronique Robert, a également été gravement blessée. Ils étaient aussi accompagnés de Samuel Forey, correspondant en Irak pour plusieurs médias, qui a quant à lui été atteint par des éclats de shrapnels au bras et au visage, indique sur Twitter Nicolas Delesalle, grand reporter à Télérama, qui a pu le contacter.

Le fixeur des trois journalistes, Bakhtiyar Haddad, est également mort sur le coup. Il était l'ami de nombres de journalistes français et avait collaboré à plusieurs reprise avec des reporters de RFI. Pour eux, il était fixeur. Plus qu'un traducteur, il accompagnait les journalistes sur des terrains dangereux, mettant à leur disposition sa connaissance des conflits et du pays ainsi que sa parfaite maîtrise du français.

→ (RE)LIRE : Les fixeurs, guides de l'ombre des grands reporters

Je ne voudrais pas conclure cette déclaration sans avoir une pensée pour vos trois collègues blessés dans la région de Mossoul et pour leur fixeur irakien qui a trouvé la mort dans cet accident de guerre tragique.

Cette tragédie met en lumière celle que vivent chaque jour les 100 000 civils toujours pris au piège dans Mossoul Ouest ainsi que les soldats irakiens qui combattent depuis huit mois pour la libération de la deuxième ville d'Irak. La dernière phase de cette bataille est extrêmement périlleuse pour les forces irakiennes, indique notre correspondante dans la région, Oriane Verdier. Ils doivent combattre dans une zone urbaine que les jihadistes ont eu le temps de miner. Les snipers du groupe terroriste sont positionnés dans des zones stratégiques à proximité de familles mossouliotes retenues otages dans les derniers quartiers toujours sous contrôle de l'organisation Etat islamique.

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