Accéder au contenu principal
Qatar

Golfe: l'Arabie saoudite et les «amis» du Qatar face à la réponse de l'émir

Le roi d'Arabie saoudite, Salman, et l'émir du Qatar, Tamim ben Hamad al-Thani, en décembre 2016 à Doha.
Le roi d'Arabie saoudite, Salman, et l'émir du Qatar, Tamim ben Hamad al-Thani, en décembre 2016 à Doha. BANDAR AL-JALOUD / Saudi Royal Palace / AFP

Se dirige-t-on vers un durcissement dans la crise qui oppose le Qatar à plusieurs de ses voisins arabes? L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte tiennent une réunion ce mercredi 5 juillet au Caire. Leur ultimatum adressé à Doha vient d'expirer, et l'émirat juge toujours «irréaliste» les demandes qui lui ont été adressées.

Publicité

C'est une liste de 13 demandes, formulées par des pays qui ont décidé de faire pression sur le Qatar, pour exiger de cet émirat qu'il modifie sa politique régionale.

Selon lesdits pays, le Qatar devrait rompre ses relations diplomatiques avec l'Iran et mettre fin à ses liens supposés avec des organisations terroristes comme les groupes Etat islamique ou al-Qaïda, que Doha jure ne pas soutenir.

Il est également demandé à l'émirat gazier de couper les ponts avec la mouvance des Frères musulmans, dont il est proche mais qui est détestée par les autorités d'Arabie saoudite, des Emirats arabes unis et bien sûr d'Egypte.

Et d'après cette fameuse liste d'exigences, le Qatar devrait aussi fermer la chaîne de télévision al-Jazira, ou encore mettre fin à sa coopération militaire avec la Turquie.

→ Reportage international : Qatar sous embargo, les défis économiques

Doha a transmis ses réponses par l’intermédiaire du Koweït, qui assure une médiation dans cette crise. La teneur exacte du message n'a pas été divulguée.

En revanche, le chef de la diplomatie du Qatar a jugé « irréalistes » et « irrecevables » les demandes de Riyad et de ses alliés.

« La liste est irréalisable et l'on n’y parle pas de terrorisme, mais plutôt de mettre fin à la liberté de parole, d’attaquer l’intégrité d’un pays, d’intervenir dans ses affaires », a déclaré Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani mardi 4 juillet.

Et d'ajouter : « L’Etat du Qatar a adopté une attitude très constructive depuis le début de cette crise. Nous tentons d’agir avec maturité et de manière responsable, plutôt que comme les agresseurs qui s’en prennent à mon pays. »

Cette crise sans précédent entre des pays du Golfe dure depuis un mois exactement. Aucune négociation n'est annoncée à ce stade, malgré les appels au dialogue formulés entre autres par Washington ou les Nations unies.

→ Géopolitique, le débat : La rivalité entre l'Arabie saoudite et le Qatar

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.