Accéder au contenu principal
Syrie

Attaque chimique d'avril 2017 en Syrie: Damas veut prouver son innocence

Un Syrien est hospitalisé après l'attaque de Khan Cheikhoun en avril 2017, dans laquelle 87 personnes ont été tuées.
Un Syrien est hospitalisé après l'attaque de Khan Cheikhoun en avril 2017, dans laquelle 87 personnes ont été tuées. Mohamed al-Bakour / AFP

La Syrie promet de coopérer avec une commission internationale d’enquête sur l’attaque chimique de Khan Cheikhoun, qui avait fait 87 morts dont 30 enfants en avril 2017. Le régime de Damas veut prouver qu’il n’est pas impliqué, alors que plusieurs pays occidentaux l’accusent d'être responsable.

Publicité

Quatre mois après les faits, une commission d’enquête de l’ONU et de l’Organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques va se rendre en Syrie. Le vice-ministre des affaires étrangères syrien Fayçal Moqdad en a fait l'annonce lors d'une conférence de presse.

« La commission d’enquête mixte va nous rendre visite dans les jours à venir en vue de déterminer quelle partie a utilisé ces armes, a-t-il déclaré. Nous leur fournirons toutes les informations qu’ils demandent. Ils nous ont envoyé une liste de requêtes et ont déjà demandé des informations. Nous leur avons tout fourni ».

« Si cette enquête est fondée sur des bases et des règles notoires, elle prouvera une fois de plus que la Syrie n’a pas utilisé et n’utilisera jamais d’armes chimiques », a-t-il poursuivi.

Pressions

Plusieurs pays ont accusé le régime de Damas d’être à l'origine de l’attaque chimique de Khan Cheikhoun. La France a même fourni un rapport détaillé sur le sujet, le 26 avril dernier.

Fin juin, l'Organisation internationale pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a confirmé que du gaz sarin avait été utilisé lors de l'attaque de Khan Cheikhoun, sans toutefois pointer des responsables.

Elle dénonce cependant d'intenses pressions sur les enquêteurs. Leur rapporteur en chef, Edmond Mulet, s'est plaint en juillet d'un « environnement hautement politisé » dans lequel des « parties intéressées » cherchent à influencer la commission.

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.