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Syrie

Syrie: attaque au gaz sarin de Khan Cheikhoun, c'est Damas pour l'ONU

Des habitants de Khan Cheikhoun reçoivent des combinaisons et des antidotes après l'attaque chimique survenue mardi 4 avril.
Des habitants de Khan Cheikhoun reçoivent des combinaisons et des antidotes après l'attaque chimique survenue mardi 4 avril. REUTERS/Ammar Abdullah

Le régime de Bachar el-Assad est responsable de l'attaque au gaz sarin sur la localité de Khan Cheikhoun qui a fait plus de 80 morts le 4 avril dernier... Les services de renseignement français, américains et britanniques étaient déjà arrivés à cette conclusion. Mais elle est donc maintenant officiellement confirmée par une étude conjointe de l'ONU et de l'Organisation pour l'Interdiction des Armes Chimiques (OIAC). Les experts se disent convaincus de la responsabilité de l'aviation syrienne.

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Avec notre correspondante à New York, Marie Bourreau

Ce rapport confidentiel d'une trentaine de pages est formel : les experts qui ont travaillé dessus se disent absolument convaincus de la responsabilité du régime dans l'attaque de Khan Cheikhoun le 4 avril dernier, une attaque qui avait suscité l'indignation internationale et provoqué des tirs de missiles en représailles par Washington.

Damas avait d'abord tenté d'accuser les rebelles en invoquant le bombardement malheureux d'un dépôt contrôlé par des opposants au régime et qui aurait abrité du gaz sarin.

► à (re)lire : pour Bachar el-Assad l'attaque chimique est une histoire «montée»

Mais ces experts indépendants mandatés par le conseil de sécurité de l'ONU démontent point par point les arguments du régime Assad pour se disculper. Toutes les interviews de témoins, les échantillons recueillis sur place, l'analyse des plans de vol pointent la responsabilité du régime syrien et il ne peut s'agir, selon ces experts, que d'une bombe lancée au petit matin du 4 avril, d'une puissance suffisamment importante pour que du gaz sarin ait continué à s'échapper du cratère dix jours après l'attaque.

Les échantillons prélevés sur place ont aussi permis de relever la présence d'un précurseur chimique qui avait déjà été identifié dans les stocks d'armes chimiques syriens. Des photos et des vidéos corroborent par ailleurs la présence d'avions Sukkhoi de l'aviation du régime dans le ciel de Khan Cheikhoun ce jour-là.

La Russie, alliée du régime de Damas, affirme elle que le sarin retrouvé est venu de l'explosion d'un obus au sol et non d'une attaque aérienne syrienne... Suite à la publication de ce rapport, Moscou a dénoncé des « incohérences » dans les conclusions de l'ONU. Pour le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson, le futur de la Syrie se fera sans Bachar al-Assad ou sa famille à sa tête.

► L'ONU annonce un nouveau cycle de pourparlers sur la Syrie à partir du 28 novembre

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