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Jérusalem

Jérusalem: les Palestiniens défient les Etats-Unis

Après le Conseil de sécurité, l'Assemblée générale de l'ONU vote jeudi sur une résolution condamnant la reconnaissance par Washington de Jérusalem comme capitale d'Israël.
Après le Conseil de sécurité, l'Assemblée générale de l'ONU vote jeudi sur une résolution condamnant la reconnaissance par Washington de Jérusalem comme capitale d'Israël. ONU

L'ONU doit se prononcer ce jeudi sur une résolution condamnant la reconnaissance par Washington de Jérusalem comme capitale d'Israël. Ce vote pourrait marquer l'isolement des Etats-Unis sur la question. Le président américain, lui, s'est fait menaçant à l'égard des pays qui soutiendraient ce texte, laissant entendre qu'il pourrait revoir les aides financières attribuées par Washington. Des menaces rejetées par les Palestiniens, engagés dans un bras de fer avec les Etats-Unis depuis la déclaration de Donald Trump.

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Avec notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil

Face aux menaces américaines, l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) rétorque que « l'extorsion est le moyen le plus efficace pour les Etats-Unis de s'isoler un peu plus et d'affaiblir leur influence et leur position » sur la scène internationale. Le principal organe dirigeant palestinien affirme qu'il « ne se laissera pas découragé ni intimidé » et s'attend à ce que malgré ces pressions de Washington, « une immense majorité » des États membres de l'ONU soutiennent cette résolution.

Depuis deux semaines, la direction palestinienne multiplie les gestes de défi à l'égard de l'administration Trump. Elle a tout d'abord refusé de recevoir à Bethléem le vice-président Mike Pence, qui a finalement reporté son voyage. Elle ne veut plus non plus rencontrer le représentant spécial des Etats-Unis, Jason Greenblatt, actuellement dans la région. « Les Etats-Unis ont perdu toute légitimité pour continuer à être le parrain du processus de paix », martèlent les Palestiniens. Ils assurent que « les principes, la morale et la légalité ne sont pas à vendre », et laissent entendre qu’ils sont prêts à perdre les financements américains. Les Etats-Unis sont pourtant l'un des principaux bailleurs de fonds de l'Autorité palestinienne.

L'OLP pourra-t-elle rester longtemps inflexible ? Cela dépendra notamment du soutien dont elle bénéficiera de la part de l'Arabie saoudite, puissant allié régional des Etats-Unis. Le président palestinien Mahmoud Abbas se trouvait justement à Riyad mercredi 20 décembre.

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