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Etats-Unis / Turquie

Tillerson assure que Washington n'a «jamais donné d'armes lourdes» aux YPG

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson lors de sa visite à Beyrouth le 15 février 2018.
Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson lors de sa visite à Beyrouth le 15 février 2018. REUTERS/Mohamed Azakir

Actuellement en tournée au Proche-Orient, le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, a souligné l’appui de Washington aux « institutions légitimes » de l’Etat libanais et a fustigé le rôle du Hezbollah lors de son passage à Beyrouth.  Il a aussi évoqué brièvement la guerre en Syrie, dénonçant, le « régime barbare de Bachar el-Assad ». Mais c’est surtout sur les combats dans le nord-ouest de la Syrie que le chef de la diplomatie américaine a été interpellé.

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Avec notre correspondante à Beyrouth, Laure Stephan

Depuis Beyrouth, Rex Tillerson a démenti que la relation entre Washington et Ankara soit dans une impasse à cause de l’offensive en cours dans le nord-ouest de la Syrie. Dans cette région, et plus précisément dans l’enclave d’Afrin, les forces kurdes que Washington a soutenue contre l’organisation Etat islamique sont combattues par l’armée turque.

Le président Erdogan a accusé les Etats-Unis d’armer la milice kurde des YPG. Sur le sujet, Rex Tillerson s’est montré lapidaire. « Nous n’avons jamais donné d’armes lourdes aux YPG, nous n’avons donc pas à en récupérer », a-t-il lâché.

La Turquie, un « partenaire important »

Rex Tillerson a récemment dénoncé l’offensive turque contre l’enclave kurde d’Afrin. Mais selon le secrétaire d’Etat américain, la Turquie reste un « partenaire important ». « Nos objectifs finaux sont totalement alignés. Nous avons des différends sur l’approche tactique pour atteindre ces objectifs, a-t-il concédé. Mais nos objectifs sont de vaincre Daech, le terrorisme, de réduire la violence, de protéger les populations et de soutenir une résolution pacifique du conflit en Syrie ».

Interrogé sur le risque d’une confrontation a Manbij, cette ville contrôlée par les forces kurdes, ou des militaires américains sont déployés, et ou Ankara jure vouloir avancer, Rex Tillerson s’est, en revanche, gardé de tout commentaire.

Le Hezbollah « menace la sécurité du Liban »

Lors de sa visite au Liban, le chef de la diplomatie en a profité pour louer le rôle de l'armée libanaise, dont Washington est le principal soutien financier. Il a également affirmé mener des efforts pour régler les contentieux frontaliers entre le Liban et Israel.

Et alors qu'il avait reconnu un jour plus tôt que le Hezbollah faisait partie du processus politique au Liban, le secrétaire d'Etat américain a tiré à boulets rouges contre le mouvement chiite, représenté au gouvernement. Rex Tillseron estime notamment que « l'implication du Hezbollah dans les conflits régionaux menace la sécurité du Liban et a des effets déstabilisateurs dans la région ».

Le Hezbollah n'est pas une source de préoccupation que pour les États-Unis, les Libanais doivent aussi s'inquiéter des actions du Hezbollah et de l'expansion de son arsenal [militaire] qui place le Liban sous les projecteurs de façon indésirable et inopportune.

Rex Tillerson, le secrétaire d'Etat américain

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