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Israël / Territoires Palestiniens

Bande de Gaza: sérieuse montée des violences entre Palestiniens et Israéliens

Manoeuvres israéliennes le long de la bande de Gaza, le 17 février 2018.
Manoeuvres israéliennes le long de la bande de Gaza, le 17 février 2018. REUTERS/Amir Cohen

C'est l'une des plus sérieuses montées de tension autour de la bande de Gaza depuis longtemps. L'armée israélienne a bombardé, hier, samedi 17 février, des cibles du Hamas dans la bande de Gaza. Une montée de tension préoccupante qui fait suite à un accrochage survenu le même jour à la frontière entre le Territoire palestinien et Israël. Quatre soldats israéliens ont été blessés par l'explosion d'un engin piégé. Le Premier ministre Benyamin Netanyahu avait qualifié l'incident de « grave » et promis « une réponse appropriée ». Et cette réponse a duré une bonne partie de la nuit.

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Dès le début de la soirée, explique notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil, des explosions ont été entendues dans la bande de Gaza. L'aviation israélienne a mené une série de frappes visant des cibles du Hamas, le groupe islamiste au pouvoir dans ce territoire et qu'Israël tient pour responsable de toute attaque émanant de l'enclave. Dans un premier temps, l'armée a annoncé avoir visé six sites militaires, dont un tunnel construit depuis la bande de Gaza vers le territoire israélien. L'armée évoquait alors une « opération de grande ampleur ». En réponse, une roquette a été tirée depuis l'enclave palestinienne : elle a endommagé une maison dans le sud d'Israël.

Jusqu'au milieu de la nuit

Les opérations se sont ensuite poursuivies jusqu'au milieu de la nuit. D'autres raids aériens ont été menés. Des chars israéliens ont aussi bombardé deux postes d'observation. Selon le dernier décompte de l'armée, dix-huit sites appartenant au Hamas ont été touchés au cours de la nuit.

Des manifestants palestiniens s'opposent à l'armée israélienne, le 16 février, à la frontière avec la bande de Gaza.
Des manifestants palestiniens s'opposent à l'armée israélienne, le 16 février, à la frontière avec la bande de Gaza. REUTERS/Ibraheem Abu Mustafa

Une « escalade » ?

Dans un message posté sur les réseaux sociaux, l'un des hauts gradés israéliens appelle les Gazaouis à se tenir éloignés de la barrière séparant le Territoire palestinien d'Israël. Et assure que toute dégradation de la situation sera du fait du Hamas. « Ne les laisser pas vous conduire en enfer », écrit-il. Le Hamas, de son côté, juge que la force des frappes de cette nuit reflète « l'intention des Israéliens, planifiée en amont, de mener à une escalade ». Deux Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza par les tirs de l'armée israélienne.

Tout a commencé avec un engin dissimulé

Tout a commencé samedi avec l'explosion d'une bombe à la frontière entre Israël et Gaza, dans laquelle les quatre soldats de l'armée israélienne ont été blessés.  Les militaires ont été piégés par un engin  dissimulé  au pied d'un drapeau, planté pour attirer leur attention. Les Comités de résistance populaire, ont revendiqué cette attaque. Fondés en septembre 2000, ces Comités sont en fait une organisation armée radicale qui regroupe des éléments de différents groupes nationalistes ou islamistes.

Cet incident est l'un des plus violent depuis le conflit qui a opposé Israël à l'organisation radicale du Hamas.en 2014. Au début du mois de février, l'armée de l'air israélienne avait déjà mené des raids sur le sud de la bande de Gaza après des tirs de roquettes depuis l'enclave palestinienne contre le territoire israélien.  

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