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Israël

Israël: photographier ou filmer les soldats israéliens bientôt interdit

Soldats israéliens déployés à la frontière entre Gaza et Israël, le 6 avril 2018.
Soldats israéliens déployés à la frontière entre Gaza et Israël, le 6 avril 2018. MENAHEM KAHANA / AFP

Photographier ou enregistrer des soldats israéliens pourrait devenir passible d'une peine de prison. Le gouvernement de Benyamin Netanyahu a en effet adopté une proposition de loi en ce sens. Le texte vise avant tout les organisations de défense des droits de l'Homme dans les territoires occupés qui dénoncent régulièrement des exactions de l'armée israélienne. 

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De notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil

Avec le développement des caméras personnelles puis l'usage de téléphones portables dotés d'appareil photo, les images des soldats israéliens en pleine intervention dans les territoires occupés se sont multipliées ces dernières années. Ainsi, c'est une vidéo tournée par un Palestinien puis diffusée par B'Tselem, une organisation israélienne de défense des droits de l'Homme, qui a servi de principale pièce à conviction lors du procès d'Elor Azaria, un soldat reconnu coupable d'homicide volontaire sur un assaillant palestinien qui ne semblait plus présenter de danger.

Selon l'auteur de cette proposition de loi, le député Robert Ilatov du parti ultra-nationaliste Israël Beytenou, ce phénomène est devenu «inquiétant». Le texte affirme que certains militants passent «des jours aux côtés de soldats israéliens, attendant avec impatience un acte qui puisse être enregistré de manière biaisée et utilisé pour les dénigrer». Il affirme que cela a un impact sur les activités opérationnelles de l'armée.

Afin d'enrayer cette diffusion de photos, vidéos ou enregistrements audio, le texte prévoit une peine allant jusqu'à cinq ans de prison lorsque l'objectif de l'auteur est de « démoraliser les soldats et les civils israéliens », le double lorsque les images ou enregistrements seront considérés comme « portant atteinte à la sécurité nationale ». Pour l'ONG B'Tselem, « si le gouvernement trouve l'occupation trop embarassante pour être documentée, il devrait travailler pour y mettre fin, pas s'en prendre aux photographes ».

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