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Jordanie

Offensive en Syrie: pour la Jordanie, la priorité est sa sécurité

Le roi Abdallah II de Jordanie (ici le 28 février 2018).
Le roi Abdallah II de Jordanie (ici le 28 février 2018). SAJJAD HUSSAIN / AFP

Le régime de Bachar el-Assad poursuit son offensive contre les rebelles dans le sud de la Syrie. Deraa, où ont lieu les bombardements, n’est qu’à quelques kilomètres de la frontière jordanienne. La priorité pour la Jordanie est d’assurer sa propre sécurité, et pourrait accueillir favorablement un retour du régime syrien à ses frontières, selon un analyste politique jordanien.

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Avec notre correspondante à Amman, Laure Van Ruymbeke

La Jordanie cherche la paix. Comme toujours, elle est au milieu. Elle parle avec ses alliés américains, mais aussi avec les Russes, le régime syrien, et les forces d’opposition syrienne. Jeudi dernier, des responsables russes et des rebelles syriens se sont même rencontrés dans la capitale Amman afin de trouver un accord. Mais en vain.

C’est que la Jordanie veut retrouver sa sécurité. Depuis que les rebelles ont pris possession de la région de Deraa, en 2012, la frontière est poreuse.

Selon l’analyste politique Majid Asfour, « la Jordanie souffre beaucoup du désordre à sa frontière, car il y a le risque terroriste et de la contrebande. Aujourd’hui, explique-t-il, elle est seule à contrôler la frontière et cela lui coûte très cher. Si le régime syrien reprend son contrôle, la Jordanie l’acceptera sans mal. »

Or, un retour de l’armée syrienne à ses frontières semble de plus en plus probable. Elle contrôle déjà plus de la moitié de la province de Deraa, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), contre 30% avant l’offensive militaire du 19 juin.

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