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Irak

Irak: colère de la population dans le sud, les forces armées en état d'alerte

Barrage routier sur une route menant de Bassorah au port pétrolier de Umm Qasr le 13 juillet 2018: dans le sud de l'Irak, la population manifeste depuis plusieurs jours sa colère contre les pénuries et la corruption.
Barrage routier sur une route menant de Bassorah au port pétrolier de Umm Qasr le 13 juillet 2018: dans le sud de l'Irak, la population manifeste depuis plusieurs jours sa colère contre les pénuries et la corruption. REUTERS/Essam al-Sudani

En Irak, des mouvements de contestation sociale prennent de l’ampleur. Les citoyens sont en colère dans les provinces du sud du pays, dénonçant la corruption et l’absence totale des services publics. Les manifestations se multiplient. Le Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi a tenu un Conseil des ministres extraordinaire à l’issue duquel les forces de sécurité irakiennes ont été placées en état d’alerte maximum.

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Les affrontements durent depuis une semaine: samedi, deux personnes ont été tuées et ce dimanche une dizaine d'autres blessées lors de l'assaut du principal bâtiment gouvernemental de la ville de Bassorah.

Et les manifestations gagnent du terrain. Au delà de Bassorah, ville pétrolière stratégique, la protestation a gagné d’autres provinces : Najaf, et même Bagdad, la capitale. Depuis les élections législatives de mai dernier les Irakiens ne cessent de le répéter: « notre pays est riche et nous sommes un peuple pauvre ».

Bagdad a pris plusieurs mesures d’urgence. D’abord la priorité est sécuritaire: l’armée irakienne est désormais déployée autour des installations pétrolières dans la région de Bassorah. Le Premier ministre Haïdar al-Abadi a également débloqué des fonds : 3 milliards de dollars et a promis des investissements pour cette province du sud du pays.

Mais pas de quoi apaiser la grogne. Les manifestants poursuivent leur mobilisation, dénonçant la déliquescence des services de l’Etat. Pas d’eau, pas d’électricité, le chômage galopant et une population démunie face à une administration publique corrompue.

Une situation insoutenable qui finit désormais par dégénérer puisque des affrontements ont eu lieu entre manifestants et forces de l’ordre samedi. Depuis, les autorités ont décidé de couper le réseau internet dans tout le pays.

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