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Syrie

Accord russo-turc sur Idleb: pas d'adhésion unanime des jihadistes

Combattants jihadistes affiliés à al-Qaïda dans la province d'Idleb, le 31 août 2018.
Combattants jihadistes affiliés à al-Qaïda dans la province d'Idleb, le 31 août 2018. REUTERS/Ammar Abdullah/File Photo

Après la délimitation par la Russie et la Turquie des frontières de la région démilitarisée à Idleb, vendredi 21 septembre, des chefs jihadistes ont rejeté ce week-end l'accord qui prévoit leur retrait de cette zone. L'arrangement conclu entre Moscou et Ankara pourrait provoquer de graves scissions au sein de Hayat Tahrir al-Cham, l'ex-branche d'al-Qaïda en Syrie.

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Avec notre correspondant à BeyrouthPaul Khalifeh

Le groupe jihadiste des « Gardiens de la religion », qui a prêté allégeance à al-Qaïda, a rejeté en bloc l'accord russo-turc d'Idleb, qu'il a qualifié de complot, et qui prévoit le retrait des formations radicales de la zone démilitarisée large de 15 à 20 kilomètres.

Hayat Tahrir al-Cham, l'ex-branche d'al-Qaïda en Syrie, ne s'est toujours pas prononcée officiellement sur cet accord. Mais d'importants chefs de ce groupe, qui contrôle près de la moitié de la province, ont exprimé leur refus d'en respecter les termes.

Abou Yakzan al-Masri, un des principaux responsables militaires de Hayat Tahir al-Cham, a estimé dans un enregistrement sonore publié sur son compte Telegram, que la mise en oeuvre de l'accord russo-turc signifiait « la fin du Jihad ». Selon ce commandant, se retirer de la zone démilitarisée équivaut à abandonner la ligne de démarcation avec l'armée syrienne, avec ses fortifications et ses places fortes.

Un autre chef du même groupe, Abou Fateh al-Forgholi, également d'origine égyptienne, a adopté les mêmes positions.

Des sources syriennes proches du gouvernement et de l'opposition affirment que l'aile dure de Hayat Tahrir al-Cham aurait donné au leader de l'organisation, Abou Mohammad al-Joulani, un délai de 72 heures pour se prononcer sur l'accord d'Idleb. Si le chef jihadiste accepte d'abandonner ses positions militaires, de nombreux lieutenants entreraient en dissidence et rejoindraient les rangs des « Gardiens de la religion ».

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