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Israël/Etats-Unis

Pittsburgh: le débat sur les juifs des Etats-Unis refait surface en Israël

La synagogue Tree of Life après la fusillade de samedi à Pittsburgh, aux États-Unis, le 28 octobre 2018.
La synagogue Tree of Life après la fusillade de samedi à Pittsburgh, aux États-Unis, le 28 octobre 2018. REUTERS/Cathal McNaughton

L'attaque antisémite de Pittsburgh a suscité une grande émotion en Israël. Dimanche 28 octobre, le Conseil des ministres a observé une minute de silence en hommage aux 11 victimes de la tuerie et le ministre israélien de la Diaspora, un terme qui désigne les juifs vivant hors d'Israël, s'est rendu sur place. Mais malgré cette émotion unanimement partagée, les difficiles relations entre Israël et les juifs des Etats-Unis ont refait surface.

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Avec notre correspondant à Jérusalem,  Guilhem Delteil

« Des juifs ont été tués dans une synagogue. Ils ont été tués parce que juifs », a écrit ce lundi Benyamin Netanyahu sur Twitter. Un commentaire en réponse aux propos du grand rabbin ashkénaze d'Israël qui dans une interview dimanche avait qualifié le lieu de la tuerie d'endroit « qui a un caractère juif clair » mais refusé de l'appeler une synagogue, car il est affilié au courant « conservateur ».

Avec les libéraux et réformistes, les juifs conservateurs se sont détachés du judaïsme orthodoxe défendu par les grands rabbins israéliens. Et les relations entre ces deux écoles religieuses se sont tendues ces dernières années alors que la première représente aujourd'hui la majorité des juifs américains. Sous la pression des chefs religieux orthodoxes, le gouvernement israélien a renoncé à créer un espace où hommes et femmes peuvent prier ensemble au mur des Lamentations. Et les conversions au judaïsme opérées par des rabbins non-orthodoxes ne sont plus reconnues en Israël.

Aux yeux des responsables religieux israéliens, les tenants de la non-orthodoxie sont en rupture avec la doctrine juive. Mais dès dimanche, plusieurs responsables politiques israéliens - y compris un vice-ministre - ont appelé l'exécutif à reconnaître cette école du judaïsme. Dans son tweet ce lundi, Benyamin Netanyahu, qui gouverne avec les partis ultra-orthodoxes, n'a pas été jusque-là.

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