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Egypte

Egypte: le photojournaliste «Shawkan» toujours détenu deux mois après le verdict

Le photojournaliste Egyptien Mahmoud Abu Zeid, surnommé «Shawkan», lors de son procès au Caire, le 8 septembre 2018.
Le photojournaliste Egyptien Mahmoud Abu Zeid, surnommé «Shawkan», lors de son procès au Caire, le 8 septembre 2018. Mohamed el-Shahed / AFP

Mahmoud Abou Zeid dit « Shawkan » a été condamné à cinq ans de prison pour « meurtre et appartenance aux Frères musulmans » dans un procès de masse le 8 septembre. Le verdict de ce procès, jugé partial et politique par les ONG de défense des droits de l’homme, aurait dû être synonyme de libération pour le photojournaliste qui avait déjà passé cinq ans derrière les barreaux avant son jugement. Mais il est toujours détenu et la date de sa libération n’est pas connue.

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Avec notre correspondant au Caire, François Hume

Pourquoi Shawkan n’est toujours pas sorti de prison ? Selon son avocat, Karim Abdelrady, c’est en raison de la lenteur de l’administration et de l’imprécision du verdict de ce procès de masse, où 739 personnes étaient jugées. Shawkan doit payer des dommages et intérêts et une amende pour sortir de prison. Problème : personne n’est en mesure de lui dire le montant de ces pénalités.

« Nous avons un souci : jusqu’à maintenant, nous ne savons pas combien Shawkan doit payer, parce que le juge a indiqué le total des dommages et intérêts que l’ensemble des condamnés doit payer, non pas celui de chacun, explique Me Abdelrady. Si nous le savons, nous allons demander au procureur de pouvoir échelonner cette somme, mais nous ne savons pas pour le moment. »

Le photojournaliste a été arrêté en août 2013 alors qu’il couvrait la dispersion de la place Rabaa. Un événement sanglant lors duquel la police et l’armée égyptienne ont tué plus de 900 manifestants en moins de 12 heures.

« Il n'a rien fait, il n'a commis aucun crime, il a seulement fait son travail, défend son avocat. Il est allé sur la place Rabaa, il y avait deux autres journalistes, un Américain et un Français, qui ont été arrêtés en même temps que lui : eux ont été libérés, mais ils ont gardé Shawkan. »

Si « Shawkan » sort de prison, il sera encore placé en liberté conditionnelle pendant cinq ans et devra passer chaque nuit au commissariat, ses avoirs seront gelés. Son avocat a déjà prévu de faire appel.

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