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Gaza

Gaza: MSF s'inquiète des soins pour les blessés de «la Marche du retour»

Un Palestinien blessé est évacué lors d'une «marche du retour» à la frontière entre Gaza et Israël, le 17 août 2018.
Un Palestinien blessé est évacué lors d'une «marche du retour» à la frontière entre Gaza et Israël, le 17 août 2018. REUTERS/Ibraheem Abu Mustafa

De nouveaux rassemblements sont prévus ce vendredi 30 novembre dans la bande de Gaza. Comme chaque vendredi depuis le 30 mars, des protestations pour réclamer la fin du blocus imposé à l'enclave palestinienne auront lieu le long de la barrière de séparation avec le territoire israélien. Depuis le début de ce mouvement baptisé la « Grande marche du retour », au moins 235 Palestiniens ont été tués par des tirs ou bombardements israéliens. Et près de 6 000 blessés par balle. Des blessés dont le sort inquiète l'organisation Médecins Sans Frontières.

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Avec notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil

Sur les 5 884 blessés par balle recensés début novembre par le ministère de la Santé de Gaza, une grande majorité a été touchée aux jambes. Selon MSF, Médecins Sans Frontières, ces blessures sont compliquées à traiter.

Des os ont été détruits, des tendons touchés. Et faute de soins adéquats, le risque d'infection est élevé, souligne Marie-Elisabeth Ingres, la cheffe de mission de l'organisation dans les territoires palestiniens.

« On considère qu'il y a certainement des milliers de personnes qui ont des risques d'infection. Et quand on parle de risque d'infection, ça veut dire un traitement très lourd, que les gens souffrent et aussi des opérations chirurgicales à répétition. Donc on parle de plusieurs mois, voire peut-être des années, pour pouvoir tenter de soigner ces blessés. »

Structures insuffisantes

Depuis le début de « la Marche du retour », les organisations humanitaires ont renforcé leurs capacités dans la bande de Gaza. Dans le cas de MSF, elles ont été triplées. Mais malgré tout, le système de santé local est dépassé, estime Marie-Elisabeth Ingres.

« Il y a un niveau de chirurgie qui n'est même disponible à Gaza. Certaines organisations peuvent traiter quelques cas mais on s'attend à ce que des centaines de personnes aient besoin de cette chirurgie réparatrice extrêmement complexe. Et on a absolument besoin de les faire sortir de Gaza pour pouvoir peut-être sauver ces gens. »

MSF demande donc aux autorités israéliennes et palestiniennes de faciliter le travail des organisations humanitaires dans l'enclave. Et aux autres pays de se mobiliser en accueillant des blessés dans leurs hôpitaux.

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