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Egypte

Egypte: l’ancien président Moubarak témoigne au procès des Frères musulmans

L'ex-président egyptien Hosni Moubarak témoigne devant le juge Mohammed Shirin Fahmi à propos du soulèvement populaire 2011.
L'ex-président egyptien Hosni Moubarak témoigne devant le juge Mohammed Shirin Fahmi à propos du soulèvement populaire 2011. AFP Photos/Mohamed el-Shahed

L’ancien président Hosni Moubarak a témoigné à charge le 26 décembre dans le procès de l’ancien président Mohamed Morsi et de 28 autres dirigeants des Frères musulmans. Le procès a été reporté au 24 janvier.

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Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

Hosni Moubarak, maintenant nonagénaire, a fait son entrée au tribunal appuyé sur une canne et entouré de ses deux fils. Dans le box des accusés se trouvait déjà l’ancien-président Morsi. C’était la première fois que les deux ennemis jurés, le militaire et le Frère musulman se trouvaient dans le même lieu. 

Mohamed Morsi et les autres Frères musulmans y sont accusés d’intelligence avec des puissances étrangères, de meurtre et de sabotage lors du soulèvement populaire de 2011 qui a forcé Moubarak à se désister du pouvoir.Mohamed Morsi et plusieurs autres dirigeants avaient été condamnés à mort en première instance avant que le jugement ne soit annulé par la Cour de cassation.

« Semer le chaos »

Le juge Mohamad Sherine Fahmy a personnellement interrogé Hosni Moubarak. « Avez-vous des informations sur la violation des frontières est du pays entre le 25 et le 28 janvier 2011 ? » a-t-il demandé à l’ancien président. En réponse, Hosni Moubarak a accusé les Frères musulmans de complicité avec le Hamas palestinien et le Hezbollah libanais.

« Le général Omar Soliman, directeur des renseignements généraux, m’en a informé le 29 janvier. Il m’a dit que 800 combattants armés venant de Gaza, Hamas, avaient violé la frontière pour porter atteinte à la sécurité de la nation et augmenter le chaos. Ils ont coopéré avec les Frères musulmans. Ils ont fait usage de leurs armes cotre les commissariats du Sinaï avant de se répandre dans le reste du pays. »

Ces hommes armés auraient même tiré sur les manifestants de la place Tahrir, selon Hosni Moubarak. « Ils se sont dirigés vers les prisons pour faire sortir les prisonniers du Hezbollah, du Hamas et des Frères musulmans. Ils se sont aussi rendus sur les grandes places et sont monté au haut des immeubles pour tirer sur les manifestants. Notamment à la place Tahrir. » Soit l’inverse de ce que disaient les Frères musulmans.

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