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Iran: un député puni après avoir été filmé insultant un employé des douanes

La messagerie Telegram est largement utilisée en Iran même si la justice a essayé de l'interdire.
La messagerie Telegram est largement utilisée en Iran même si la justice a essayé de l'interdire. REUTERS/Ilya Naymushin

Une vidéo, largement diffusée sur le réseau Telegram - pourtant interdit - montrant un député en train d’insulter un employé des douanes, a provoqué de nombreuses réactions de la part des internautes, mais aussi des médias et des responsables.

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La vidéo partagée sur le réseau Telegram montre un député de province qui insulte gravement un employé local des douanes. Cette vidéo a provoqué de nombreuses réactions contre le député.

Le député a essayé de se défendre en mettant en ligne une seconde vidéo dans laquelle, il a dénoncé une machination pour ternir sa réputation en affirmant les voix de la première vidéo avaient été truquées par des experts en informatique.

Cette seconde vidéo a provoqué encore plus de réactions de la part des internautes. Dans un premier temps, le député a exigé que l’employé des douanes soit puni. Finalement, l’affaire a pris une telle ampleur que la commission disciplinaire du Parlement a décidé de donner un avertissement écrit au député et diminuer son salaire, en guise d’amende, pour avoir insulté l’employé des douanes.

Des réseaux sociaux restreints, mais très utilisés

Malgré des restrictions contre Telegram, Twitter ou encore Facebook, des millions d’Iraniens utilisent ces réseaux qui ont une influence de plus en plus grande dans la vie politique du pays. Un responsable iranien a même affirmé il y a quelque jour que Telegram, qui possède 40 millions d’utilisateurs dans le pays, est de fait le premier média iranien.

Telegram a été pourtant interdit par la justice, mais le gouvernement du président Rohani, qui dénonce ces restrictions, a fourni des moyens aux internautes pour contourner cette interdiction. Il en est de même pour Instagram et Twitter, qui sont très utilisés en Iran. Par exemple, le ministre des Télécommunications a affirmé récemment que Twitter était interdit en Iran, mais qu’il n’était pas interdit aux Iraniens de l’utiliser. De nombreux responsables modérés ou réformateurs utilisent Twitter.

Twitter utilisé par tous

Même les conservateurs utilisent Twitter malgré son interdiction dans le pays. C’est le cas par exemple de l’ancien chef des Gardiens de la révolution, Mohsen Rezaï. Un de ses tweets concernant une opération de la guerre Iran-Irak à la fin des années 1980, d’ailleurs provoqués de nombreuses réactions.

A tel point, qu’il a été obligé de venir à la télévision pour expliquer qu’il s’était mal exprimé et présenter des excuses. Il a promis de ne plus utiliser Twitter pour faire des commentaires sur la période sensible de la guerre, ce qui montre l’énorme influence des réseaux sociaux dans la vie politique du pays.

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