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Arabie saoudite

Arabie saoudite: report du procès de militantes saoudiennes des droits humains

Des manifestantes d'Amnesty International appellent à la libération de Loujain al-Hathloul, Eman al-Nafjan et Aziza al-Youssef, pour la Journée de la femme, devant l'ambassade d'Arabie saoudite, à Paris.
Des manifestantes d'Amnesty International appellent à la libération de Loujain al-Hathloul, Eman al-Nafjan et Aziza al-Youssef, pour la Journée de la femme, devant l'ambassade d'Arabie saoudite, à Paris. REUTERS/Benoit Tessier

Un tribunal saoudien a reporté, mercredi 17 avril, une importante audience dans le procès de onze militantes des droits humains, quelques jours après l'annonce de nouvelles arrestations qui suscitent des critiques internationales. Aucune explication n'a été donnée et personne n'a su immédiatement quand ce procès reprendrait.

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Onze femmes, dont la militante Loujain al-Hathloul, qui a accusé ses interrogateurs d'abus sexuels et de torture pendant près d'un an en détention, sont jugées notamment pour contacts avec des médias étrangers, des diplomates et des organisations de défense des droits humains.

Un panel de trois juges d'un tribunal pénal de Ryad doit répondre aux arguments de la défense, présentés par ces femmes au début du mois. Mais, mercredi matin, des policiers ont bloqué l'entrée aux journalistes et aux diplomates en annonçant que l'audience était reportée.

Des pressions occidentales

Aucune explication n'a été donnée oet personne n'a su immédiatement quand le procès reprendrait. « Nous apprenons que le procès #WomensRightsDefenders ne s'est pas tenu aujourd'hui pour des raisons qui ne sont pas connues », a déclaré sur Twitter ALQST, organisation basée à Londres et active sur les questions de droits humains en Arabie saoudite.

Les autorités de Ryad ont fait l'objet de pressions occidentales pour qu'elles libèrent ces militantes, dont la plupart ont été arrêtées il y a près d'un an dans le cadre d'une campagne de répression ayant précédé la levée historique d'une interdiction de conduire pour les femmes. Trois d'entre elles, la blogueuse Eman al-Nafjan, la professeure retraitée Aziza al-Youssef et une autre universitaire, Rokaya al-Mohare, ont été libérées le 28 mars au lendemain de la deuxième audience du procès.

Il s'agissait d'une libération temporaire qui ne les dispense pas d'assister au procès. Début avril, les autorités saoudiennes ont arrêté au moins neuf écrivains, universitaires et blogueurs, dont deux ressortissants saoudo-américains, qui avaient pris position en faveur des militantes jugées, selon des activistes.

Cette vague de répression est la première depuis l'assassinat en octobre de l'éditorialiste et opposant saoudien Jamal Khashoggi au consulat du royaume à Istanbul, qui a suscité un tollé sans précédent à travers le monde.

(Avec AFP)

À lire : Arabie saoudite: des militants des droits des femmes vont être jugés

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