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Israël

Israël: vers des législatives anticipées inédites faute de coalition?

Le Premier ministre israélien, à la Knesset, à Jérusalem, le 27 mai 2019. «J'ai proposé une solution mais au moment où je vous parle, je n'ai pas réussi à convaincre Avigdor Lieberman», a déclaré M. Netanyahu à la Knesset.
Le Premier ministre israélien, à la Knesset, à Jérusalem, le 27 mai 2019. «J'ai proposé une solution mais au moment où je vous parle, je n'ai pas réussi à convaincre Avigdor Lieberman», a déclaré M. Netanyahu à la Knesset. MENAHEM KAHANA / AFP

Moins de deux mois après les dernières législatives, se dirige-t-on vers de nouvelles élections en Israël ? Sortie victorieuse du dernier scrutin, la droite n'arrive pas à former un gouvernement, alors que le délai légal pour constituer une coalition expire mercredi 29 mai 2019.

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Avec notre correspondant à Jérusalem,  Guilhem Delteil

Benyamin Netanyahu affiche encore sa confiance. Le Premier ministre désigné a jusqu'à mercredi soir pour former une coalition. Et « en 48 heures, on peut faire beaucoup de choses », juge t-il. « Nous allons former ce gouvernement de droite », a t-il lancé dans une déclaration à la Knesset, lundi soir.

Dans l'après-midi, la Knesset, le Parlement israélien, a effectué un premier pas vers de possibles élections en votant en première lecture un projet de loi visant à s'auto-dissoudre. Le texte devra encore être approuvé lors de deux lectures supplémentaires.

Le vote de ce texte traduit la crise que traverse la droite israélienne, qui dispose de 65 sièges sur 120. Un avantage numérique qu'elle ne parvient pas à mettre à profit pour l'heure. La constitution d'un gouvernement est dans l'impasse.

Pour Yaron Deckel, journaliste politique, la faute revient avant tout au Premier ministre : « Il a donné l'impression, dit-il, qu'il n'était pas pressé. Certains membres de sa future coalition lui ont reproché d'être arrogant. »

Et fort de ses 35 sièges à la Knesset, le chef du gouvernement sortant Benyamin Netanyahu a « de bonnes raisons d'être arrogant », ajoute Yaron Deckel. « Mais ce n'est pas suffisant quand vous voulez former un gouvernement. »

« Tout le monde a grimpé dans l'arbre et personne ne semble prêt à redescendre »

Car pour gouverner, M. Netanyahu a tout de même besoin d'une coalition au Parlement et les négociations avec les autres partis de droite achoppent sur la question du service militaire pour les ultra-orthodoxes.

L'ex-ministre de la Défense, Avigdor Lieberman, ultra-nationaliste et laïc, bataille contre les partis religieux. Et la crise est sérieuse, estime Abraham Diskin, professeur émérite de sciences politiques à l'université hébraïque de Jérusalem. « Tout le monde a grimpé en haut de l'arbre et personne ne semble prêt à en redescendre, constate-t-il. Et il y a véritablement une possibilité que nous ayons des élections anticipées. Ce serait un fait sans précédent en Israël. »

Même s'il arrive à former une coalition in extremis, M. Netanyahu risque de se retrouver à la tête d'un gouvernement potentiellement affaibli par ses divisions affichées avant même son entrée en fonctions.

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