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Arabie Saoudite

Arabie saoudite: la production pétrolière fortement réduite après l’attaque

Arabie saoudite: les attaques de drone sur les sites pétroliers de la compagnie Aramco ont provoqué un spectaculaire incendie le 14 septembre 2019.
Arabie saoudite: les attaques de drone sur les sites pétroliers de la compagnie Aramco ont provoqué un spectaculaire incendie le 14 septembre 2019. REUTERS

La production de pétrole de l'Arabie saoudite, le plus gros exportateur mondial d'or noir, est temporairement réduite de moitié. Cela fait suite à l’attaque de drones revendiquée par les rebelles yéménites qui a provoqué samedi 14 septembre des incendies dans deux sites du géant Aramco, et l'arrêt temporaire de la production de ces deux sites.

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Avec les deux sites saoudiens touchés, c'est la production mondiale de pétrole qui se trouve perturbée. L'attaque de drones contre des installations pétrolières saoudiennes « a abouti à la suspension provisoire de la production sur les sites d'Abqaïq et Khurais », a déclaré samedi soir le ministre saoudien de l'Energie, le prince Abdulaziz ben Salmane, dans un communiqué publié par l'agence de presse Saudi Press Agency.

Revendiquée par les rebelles yéménites houthis, elle a conduit à « la suspension provisoire de la production » sur les deux sites touchés d'Abqaïq et de Khurais, qui représentent environ 50% de la production totale d'Aramco. Ces installations temporairement mises à l'arrêt produisent en temps normal 5,7 millions de barils par jour, soit près de la moitié de la production saoudienne et environ 5% de la production mondiale de brut quotidienne.

Le site d'Abqaïq, à 60 km au sud-ouest de Dahran, principal siège du géant pétrolier, abrite la plus grande usine de traitement du pétrole au monde. Khurais, à 250 km de Dahran, est l'un des principaux champs pétroliers d'Aramco.

Ruptures d'approvisionnements ?

« En fonction de l'ampleur des dégâts et d'éventuelles pannes, Aramco utilisera ses plans d'urgence en puisant dans ses stocks », a expliqué Samir Madani, cofondateur du site de suivi du transport maritime Tanker Trackers. « Il pourrait y avoir des ruptures d'approvisionnement si les dégâts à Abqaiq sont importants ». L'attaque intervient alors qu'Aramco prépare son introduction en bourse qui doit avoir lieu « bientôt », selon son nouveau PDG Amin Nasser.

Une enquête a été ouverte et les autorités ont renforcé la sécurité autour des deux sites visés, empêchant les journalistes de s'approcher. L'attaque n'a fait aucun blessé et les deux incendies qui s'étaient déclarés ont été maîtrisés selon les autorités. C'est la troisième du genre en cinq mois, mais la première avec de telles conséquences. Si les dégâts devaient s’avérer considérables, cela pourrait avoir des répercussions sur les marchés pétroliers. Pas tout de suite, car les cours du pétrole et les prix à la pompe sont décalés de deux à trois mois. Mais d'ores et déjà, les États-Unis ont bien l'intention de pallier cette situation. Ils sont prêts à puiser dans leurs réserves pétrolières d'urgence pour maintenir les prix du pétrole.

L'attaque des Houthis a été condamnée par plusieurs pays arabes du Golfe et l'Égypte. Elle a aussi été condamnée par les États-Unis qui ont accusé l'Iran d'en être responsable, Téhéran soutenant politiquement les Houthis. L'ran, ce dimanche matin, réfute ces accusations. « Des accusations et remarques aussi stériles et aveugles sont incompréhensibles et insensées », a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères iraniennes, Abbas Moussavi.

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