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Iran

Le président iranien veut un plan régional pour sécuriser le Golfe

Le président Hassan Rohani pendant la cérémonie de la Défense sacrée, dimanche 22 septembre à Téhéran, qui commémore le déclenchement par Bagdad de la guerre Iran-Iran.
Le président Hassan Rohani pendant la cérémonie de la Défense sacrée, dimanche 22 septembre à Téhéran, qui commémore le déclenchement par Bagdad de la guerre Iran-Iran. Official Iranian President website/Handout via REUTERS

Hassan Rohani a affirmé ce dimanche que la présence de forces étrangères dans le Golfe accroît l’« insécurité » alors que les États-Unis ont annoncé l’envoi de renforts dans la région.

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Téhéran va présenter « dans les prochains jours », lors de l’Assemblée générale de l’ONU qui s’ouvre le 24 septembre, un plan de coopération destiné à assurer la sécurité « du golfe Persique, du détroit d’Ormuz et de la mer d’Oman », a annoncé dimanche 22 septembre le président Rohani en ouverture d’un défilé militaire à Téhéran. C'est par là que transite chaque année plus d'un tiers de la production mondiale de pétrole.

Bras de fer avec les États-Unis

Baptisé « Espoir », ce plan régional sera élaboré et mis en œuvre « avec l’aide des pays de la région », a-t-il indiqué. Une façon de répondre aux États-Unis. Samedi, le ministre de la Défense américain Mark Esper, a annoncé le déploiement dans le Golfe de nouvelles troupes militaires, « défensives par nature ».

À lire aussi : Téhéran met en garde les États-Unis contre toute action militaire

« Votre présence a toujours apporté douleur et malheur dans la région », a lancé le président iranien à l'attention de « ceux qui veulent tenir l'Iran pour responsable » des maux de la région. Riyad et Washington accusent la République islamique d’être derrière les attaques, officiellement revendiquées par les rebelles houthis yéménites, qui ont visé des infrastructures pétrolières le 14 septembre dernier. « Plus vous vous tiendrez éloignés de notre région, plus celle-ci connaîtra la sécurité », a insisté Hassan Rohani.

Sécurité « endogène »

« De notre point de vue, la sécurité du golfe Persique vient de l'intérieur. La sécurité du golfe Persique est endogène, la sécurité du détroit d'Ormuz est endogène. Les forces étrangères sont source de problème et d'insécurité pour notre peuple et pour la région », a-t-il plaidé, s’inscrivant en rassembleur régional.

Une main tendue alors que les relations de l’Iran avec l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis sont particulièrement dégradées. Car l’enjeu dépasse les rivalités locales selon lui. « Nous sommes même prêts à ne pas tenir compte de leurs erreurs passées, car aujourd'hui la situation est telle que les ennemis de l'islam et de la région, c'est-à-dire l'Amérique et le sionisme veulent faire un mauvais usage de nos divisions. »

Depuis le retrait américain en mai 2018 de l'accord sur le nucléaire iranien de 2015, les tensions n'ont cessé de croître entre Téhéran et Washington, frôlant même, comme en juin lorsque l'Iran a abattu un drone américain dans le détroit, l'affrontement direct. Le président iranien devrait prendre la parole mercredi à la tribune des Nations unies.

(avec AFP)

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